La saison s’est terminée sur un nouveau doublé des Mercedes, avec feu d'artifices sous les drapeaux à damiers, la nuit tombante et une série de donuts de quelques pilotes, voilà ce qu'il vous restera comme images de cette saison 2015. Car en effet il n’y aura plus de retransmission télévisuelle jusqu’au Grand Prix d’Australie, le 20 mars prochain.

Alors pourquoi les essais entre Abu Dhabi et Melbourne ne sont pas retransmis à la télévision mais peuvent être suivis uniquement via Twitter ? Nous allons essayer de décrypter pourquoi ils n'ont pas droit à une meilleure couverture média.

Il y a plusieurs raisons à cela. Dans un premier temps, les essais ne servent qu’aux pilotes pour s’habituer à leur voiture, aux équipes pour développer cette même monoplace et aux motoristes pour fiabiliser leur bloc motopropulseur qui donnera vie aux prochaines progénitures. De ce fait, la FOM, qui diffuse la F1 de part le monde, ne produit pas d’images vendables aux diffuseurs nationaux. Il n’y a ni caméras, ni camion régie pour la rediffusion de ces essais privés.

Aussi, ceci est spécifié dans le contrat de diffusion signé par toutes les chaines de télévision. Si la FOM venait à capter les voitures effectuant une salve de quelques tours à un rythme irrégulier, le diffuseur national devrait payer une somme en plus pour cela, d’autant que la facture est déjà assez élevée (on parle de 29 millions d’euros pour Canal Plus).

Cependant, une pratique est autorisée pour deux chaines principalement : SkySportsF1 et MovistarF1, deux chaines crées uniquement pour la discipline. Elles diffusent des images des essais mais d’une manière totalement « légale » et réglementée. Effectivement, seule la FOM a le droit d’enregistrer des images en direct du circuit. Donc, ces chaines, qui payent cher leurs droits TV pour leur seule thématique, mais aussi l’utilisation de la marque F1, ont le droit de diffuser des images dites enregistrées ou reportées.

Quel intérêt ?

Mais clairement, il n’y aucun intérêt à diffuser les images d’un événement totalement privé où il n’y a aucun réel enjeu. Surtout que pendant les 8 à 10 heures sur la journée, il y aura la possibilité de voir quelques tours de certaines voitures. Certes, cette pratique permet de combler les grilles des chaines dont la thématique est restreinte à la F1 mais ne présente aucun intérêt pour le téléspectateur lambda qui pourra se contenter de photos offrant de meilleurs détails sur les nouvelles voitures.

Désormais, vous savez pourquoi les réseaux sociaux pullulent d'informations sur l'inter-saison de la F1, et non les chaînes de TV ou les radios. Nous le voyons année après année, Twitter est devenu un véritable lien immédiat entre les écuries et les fans, certains se voient même cités ou retweetés, ce qui entretient un fort attrait d'affection. En outre, l'intérêt appauvri de ces essais ne permet pas d'y entrevoir assez de contenu intéressant pour amener une information concrète aux spectateurs, ce qui peut déboucher sur tout un lot de rumeurs.