E-Prix de Zurich : Présentation et horaires

Par | 2018-06-09T15:37:34+00:00 samedi 9 juin 2018|A la une en Monoplaces, Formule E, Monoplaces|

Ce dimanche, le E-Prix de Zurich marquera le retour d’une compétition majeure de sport automobile en Suisse. Sébastien Buemi (Renault eDams) et Edoardo Mortara (Venturi) évolueront devant leur public, et espéreront marquer de gros points. C’est également une balle de match pour Jean-Eric vergne (Techeetah), qui peut être titré à Zurich.

Un E-Prix historique

Le E-Prix de Zurich signe le retour du sport automobile international sur le sol suisse, après une absence de plus de 60 ans. Le grave accident du Mans en 1955, impliquant la mort de 83 spectateurs et du pilote Pierre Levegh, avait en effet poussé la plupart des pays européens à bannir le sport automobile sur leur territoire. Si la France, l’Espagne, l’Allemagne et bien d’autres levaient cette interdiction les années suivantes, il n’en fut rien pour la Suisse.

Il a fallu attendre 2015 et une légère modification de la Loi pour rendre à nouveau l’espoir d’une course en Suisse possible. Le gouvernement a en effet autorisé la tenue d’événements automobiles électriques. Une telle décision n’est pas sans fondement, et la création de la Formule E en 2014 y est pour quelque chose.

Bien que le bannissement du sport automobile ait été déclaré en 1955, quelques événements ont cependant vu le jour des années plus tard. C’est le cas notamment du Grand Prix de Suisse, apparu au calendrier de Formule 1 en 1975 et 1982. La course ne fut cependant pas disputée sur le sol suisse, mais en France, sur le circuit de Dijon-Prenois.

Mais la Suisse, malgré son désamour des sports mécaniques, a malgré tout produit de nombreux pilotes au cours de ces dernières années. Sébastien Buemi, Edoardo Mortara, Neel Jani ou encore Simona de Silvestro ont tous participé au championnat de Formule E. On retrouve également Romain Grosjean (F1), Fabio Leimer (WEC) ou Louis Delétraz (F2) dans d’autres catégories.

Un tracé simple, pour une course à enjeux

Le tracé de Zurich reprend les codes des tout premiers circuits utilisés en Formule E. Tout comme le E-Prix inaugural à Pékin, le circuit suisse est composé de nombreuses lignes droites, entrecoupées de virages à angles droits. Si le cadre choisi, le long du lac, de l’Arboretum et du port d’Enge, ainsi que l’aspect historique de la course peut laisser rêveur, on espère que le tracé offrira un beau spectacle aux téléspectateurs du monde entier.

Car au-delà du retour de la course en Suisse, le tracé de Zurich, long de 2,46km, pourrait marquer l’histoire en sacrant un nouveau champion. En effet, six pilotes sont toujours en lutte pour le titre. Si Lucas di Grassi (Audi Sport) doit espérer un miracle, Jean-Eric Vergne peut décrocher le titre dès demain.

Pour ce faire, le français devra marquer 19 points de plus que son plus proche rival, le britannique Sam Bird (DS Virgin). Un défi compliqué mais pas impossible, 29 points étant mis en jeu chaque weekend. Avec 40 points d’avance, Vergne n’a plus qu’à assurer lors des trois dernières manches de la saison pour s’assurer le premier titre majeur de sa carrière.

Felix Rosenqvist (Mahindra) et Daniel Abt (Audi Sport) comptent respectivement 76 et 77 points de retard sur le leader du championnat. Le régional de l’étape Sébastien Buemi est relégué à 80 longueurs. Enfin Di Grassi, avec 86 points de retard, doit signer la pole position, le meilleur tour en course et la victoire lors des trois dernières courses pour garder une chance de sacre.

Le programme du weekend

Comme à leur habitude, Canal+ Sport et Eurosport diffuseront le E-Prix en direct et en intégralité. La RTS Deux proposera également la course à ses téléspectateurs, avec une prise d’antenne dès 17h30. A noter que seul Eurosport 2 diffusera les qualifications, qui débuteront à 15h.

Canal+ Sport :

17h55 : E-Prix de Zurich

Eurosport 2 :

15h00 : Qualifications
18h00 : E-Prix de Zurich

RTS Deux :

17h30 : E-Prix de Zurich

À propos de l'auteur :

La Formule 1 est une passion reçue de mon père dès mon plus jeune âge. J'ai développé mon amour des sports mécaniques en suivant également le GP2, les World Series by Renault, le WTCC ou encore le Moto GP. Depuis 2014, je suis activement la Formule E et l'impact qu'ont ses technologies sur le futur de l'automobile.