Nouvelle saison, nouvelle voiture pour la FIA F3. La série a fait évoluer sa monoplace cette saison. Voici les principaux changements. 

La FIA F3 va connaître une mini-révolution en 2017. Ainsi, la monoplace de la saison prochaine va évoluer d’un point de vue sécuritaire comme aérodynamique.

Le nouveau châssis aura une protection en zylon supplémentaire autour de l’avant de la monocoque. Aussi, il aura un nez abaissé afin d’éviter au maximum qu’une voiture s’envole. Ce nez a été testé sur une EuroFormula lors de la dernière manche de celle-ci. Le nouveau châssis disposera d’une structure en carbone visant à protéger la tête du pilote. Cela se traduit par une augmentation de l’absorption d’énergie d’impact d’environ 25%. C’est pour éviter de revivre l’accident de Gustavo Menezes à Spa-Francorchamps l’an passé. La cellule de survie de la monocoque a été équipée d’un rembourrage supplémentaire pour protéger les jambes des pilotes. Aussi, les attaches de roue ont été mises à niveau pour soutenir des forces allant jusqu’à 6kJ au lieu de 4kJ. Ceci vise à réduire davantage le risque de détachement de roues du châssis en cas d’accident.

Avec cela, le diffuseur arrière va être modifié, il sera plus long. Toujours à la vertical des roues arrières, il mesurera désormais 600 mm contre les 280 mm aujourd’hui. Cela traduit une augmentation de l’appui et une traînée réduite, améliorant ainsi l’efficacité aérodynamique de la voiture. Aussi, pour leur apporter un meilleur équilibre, l’aileron arrière a été revu.

« Ceci est une étape très importante dans l’évolution de la série, non seulement en raison de l’amélioration de la performance et de la sécurité des voitures, mais aussi parce qu’elle donne de la stabilité aux règles ce qui est fondamental pour maintenir les coûts sous contrôle. Ces changements sont sans aucun doute en accord avec le concept de rendre la série plus abordable », explique Stefano Domenicali. Rappelons qu’aujourd’hui, courir en FIA F3 coûte aux alentours de 500 000 euros.

FIA F3 car 2017

© FIA

Afin de réduire les coûts, d’autres décisions ont été prises. Ainsi, l’usage de la soufflerie est désormais interdit. D’autres mesures ont été prises comme le non-développement des moteurs sur les deux prochaines saisons et la réduction des effectifs lors d’un meeting.

Une situation revue

Stefano Domenicali s’est expliqué sur la limitation des engagés en FIA F3. « En 2016, nous avons pris la décision importante d’introduire des limites sur le nombre d’entrées afin d’éviter les problèmes que nous avions parfois l’année précédente quand il y avait jusqu’à 37 participants sur un seul événement. Ainsi, cela a rendu la gestion vraiment difficile. Ainsi, avec une grille plus sélective, on augmente naturellement le niveau de qualité des pilotes. C’est arrivé en coïncidence avec un moment difficile pour toutes les jeunes catégories, les chiffres le confirment. Alors qu’en 2015, le nombre cumulé de pilotes de course en FIA F3, Formule Renault et GP3 ​​était de 87, il est tombé à 70 en 2016, dont 22 en moyenne qui ont couru dans notre championnat », explique-t-il.

La FIA a décidé de limiter le nombre de saisons en FIA F3 pour un pilote à quatre, contre trois auparavant. En 2016, Antonio Giovinazzi et Tatiana Calderon n’ont pas pu courir une nouvelle saison. Autre changement, un pilote peut courir en FIA F3 jusqu’à l’âge de 25 ans.