Matheus Leist, champion de F3 britannique l'an passé, va rejoindre l'Indy Lights cette saison. Le pilote estime que la monoplace européenne est "trop chère et politique''.

Après avoir fait les essais d'après saison à Abu Dhabi au volant d'une GP3, Matheus Leist a décidé de partir aux Etats-Unis. Le pilote brésilien a pourtant essayé avec ART Grand Prix, Trident et Arden. Mais son choix s'est porté sur Carlin et l'Indy Lights.

"Les États-Unis donnent beaucoup de possibilités pour les bons pilotes, champions'', explique-t-il à Grande Premio.

La formule de promotion européenne trop coûteuse ?

La raison de son choix réside sur la mentalité des formules de promotion européenne mais aussi sur leur coût. "Ce ne fut pas tant le GP3 lui-même auquel j'ai renoncé, mais à l'Europe. Pour moi, maintenant tout est trop politique en Europe. Le GP3 représente beaucoup d'argent en jeu'', explique-t-il.

Courir en GP3 représente un budget en effet. Ainsi, on estime le budget proche des 600 000 euros. C'est au même niveau que la FIA F3 ou la World Series Formula V8 3.5. Mais courir en Europe s'avère de plus en plus coûteux. Imaginons un pilote qui passe par la FIA F3, le GP3 et le GP2, comme Charles Leclerc, le coût représente sur trois saisons environ trois millions d'euros.

Pour beaucoup de pilotes, il est difficile de faire carrière en Europe, pour des pilotes venus des quatre coins du monde comme Mitch Evans par exemple ou même pour les européens eux-mêmes comme Tom Dillmann ou Sam Bird. Ces deux pilotes ont fait leur carrière sans dépenser le moindre euro en budget pour courir.

Aux Etats-Unis, le champion Indy Lights reçoit une bourse d'un million de dollars pour courir en IndyCar la saison suivante. Un système qui manque cruellement à notre formule de promotion. Ce genre de bourse pourrait aider le champion GP2, par exemple, à courir en F1 la saison suivante. Seulement, les places sont chères. On a pu le voir avec les derniers champions de la série qui ont dû attendre avant d'accéder à la F1, pour les plus chanceux.