Avec la catégorie stock et le Defender, Stéphane Peterhansel retrouve l'épreuve qu'il aura longtemps dominée, mais la découvre sous un autre angle.

Après une année de pause pour se ressourcer et profiter sur des épreuves "plaisir", Stéphane Peterhansel faisait cette année son grand retour sur le Dakar, mais cette fois-ci en catégorie stock avec le nouveau projet de Land Rover avec le Defender D7X-R. Celui qui aura longtemps dominé l'épreuve en moto comme en auto, retrouve donc son épreuve fétiche, mais la découvre sous un autre angle. Retour sur la première semaine de course de Monsieur Dakar pour sa (re)découverte de l'épreuve.

Stéphane Peterhansel à la (re)découverte du Dakar

Après une année d'absence seulement, Stéphane Peterhansel avait énormément manqué au bivouac du Dakar. Parti prendre une année sabbatique après trois dernières éditions frustrantes et fatiguantes sous les couleurs d'Audi, Monsieur Dakar était parti se ressourcer et profiter sur des épreuves plaisir comme l'Africa Eco Race. Cette année, la légende vivante de l'épreuve faisait son retour mais cette fois-ci au volant du tout nouveau Land Rover Defender D7X-R pour mener le projet du constructeur britannique dans la nouvelle catégorie stock. Après des années à se battre en catégorie reine, Peterhansel s'embarque dans une nouvelle catégorie, un nouveau projet et surtout une nouvelle manière de faire le Dakar avec ces voitures beaucoup plus proches des modèles de série. Après un début de course un peu difficile marqué par plusieurs problèmes mécaniques, le Français aura su trouver son rythme au fil de cette première semaine. Actuellement deuxième du général dans sa catégorie derrière son jeune coéquipier Rokas Baciuska, le Français profite et redécouvre le Dakar sous un autre angle.

À l'occasion du bivouac de l'étape marathon il y a deux jours, Peterhansel s'est exprimé sur son ressenti après quatre étapes au volant du Defender dans cette nouvelle catégorie stock :

Cela fait longtemps que je n’ai pas passé plus de six heures dans une auto en spéciale, les dernières fois c’est lorsque l’on avait des soucis mécaniques. Là, on n’a fait que rouler, cela demande de la concentration. C’était une super spéciale avec des paysages magnifiques. Si je suis revenu, c’est parce qu’il y avait un très beau projet en route chez Defender qui est d’emmener une voiture d’origine au bout de la compétition. Le challenge pour moi était de les aider à le réaliser. Et cela me fait plaisir d’être de retour, car il y a une ambiance particulière, je connais les tops auto, moto, c’est un peu comme une grande famille. C’est donc aussi un grand plaisir d’être là. On a connu le premier jour un problème de direction assistée et depuis des crevaisons. Je pense que l’on va encore avoir d’autres soucis. Mais c’est normal, quand une usine ou une marque arrive sur le Dakar, c’est rare que cela se passe bien la première année. Il n’y a pas la même pression. C’est ça qui me gênait depuis toujours, être le leader de la course, devoir gagner la course, j’en avais un peu marre de ressentir cette pression que je me mettais moi-même. J’avais envie de bien faire et je savais qu’il fallait prendre des risques et je n'en avais plus envie. Pour l’instant, on passe des bons moments avec Mika, on est deux ex-motards et, comme on passe beaucoup de temps dans la voiture, c’est important d’être avec un copilote avec qui on se sent bien.

Demain comme tous les autres équipages, Stéphane Peterhansel s'élancera dans la deuxième course avec au programme, sept étapes pour rejoindre l'arrivée à Yanbu et remplir le contrat en amenant ce Defender au bout de l'aventure.

Crédits photo de couverture: A.S.O. / F. Le Floc'h / DPPI.