Bien que le Shakedown de Barcelone se soit déroulé à huis clos et sans les médias, le site officiel de la F1 a réalisé un compte-rendu de ces 5 jours d'essais.

Il y avait donc 5 jours d'essais à huis clos à Barcelone, avec seulement 3 journées permises par équipe. Si la F1 compte désormais 11 équipes, seules 10 ont fait le déplacement, car Williams a échoué à plusieurs reprises son crash-test pour valider la cellule de servie et n'a donc pas pu assembler une monoplace à temps.

Cinq jours de découverte à Barcelone pour les F1 de 2026

Le Shakedown de Barcelone a offert un premier aperçu très encourageant de la Formule 1 version 2026. Malgré des changements techniques majeurs – aérodynamique active, châssis redessinés, moteurs hybrides profondément revus – les équipes ont affiché une fiabilité remarquable. Là où, en 2014, le paddock n’avait cumulé que 93 tours lors du premier jour, certaines équipes ont dépassé ce total à elles seules cette année. Le volume de roulage global a été multiplié par cinq, preuve d’une préparation hivernale particulièrement solide.

Seule ombre au tableau : Williams, contrainte de renoncer au déplacement en raison de retards de production. L’équipe a préféré miser sur un test virtuel et se concentrer sur la préparation de la voiture pour Bahreïn. À l’inverse, Aston Martin a réussi un petit exploit logistique : arrivée tardivement, la monoplace conçue par Adrian Newey a finalement roulé jeudi, avant que Fernando Alonso ne prenne le relais vendredi. L’écurie britannique doit apprivoiser un package entièrement nouveau, du moteur Honda à la boîte de vitesses maison.

Les nouvelles équipes ont également marqué les esprits. Cadillac, qui construit son projet depuis zéro, et Audi, qui utilise pour la première fois son propre moteur, ont toutes deux réussi à rouler les trois jours. Quelques soucis mineurs ont été relevés, mais rien qui n’ait compromis leur programme.

Côté pilotes, le shakedown a permis plusieurs retours attendus : Sergio Pérez et Valtteri Bottas ont retrouvé le volant après une année d’absence. Le rookie Arvid Lindblad a effectué ses premiers tours en F1, tandis que Lando Norris a vécu un moment symbolique en pilotant pour la première fois une monoplace frappée du numéro 1. Le nouveau moteur Red Bull-Ford a également attiré l’attention par sa fiabilité.

Si aucune hiérarchie ne peut encore être établie – les programmes de roulage étant trop différents – le paddock s’accorde sur un point : les bases sont solides. Les équipes vont maintenant retourner à l’usine pour analyser les données avant les deux sessions d’essais de Bahreïn, qui seront ouvertes au public et partiellement diffusées en direct. Une chose est sûre : la saison 2026 s’annonce passionnante, et les premiers tours de roues ont déjà donné le ton.