Pirelli a été contrainte d'annuler une session d'essais de deux jours à Sakhir sur le Bahrain International Circuit, alors que la tension au Moyen-Orient s'embrase.
Mercedes et McLaren avaient dépêché leurs « voitures-mulets » dans le désert pour permettre au manufacturier sino-italien de planifier des essais sur une piste artificiellement arrosée pour tester ses pneus Pluie sur le circuit de Bahreïn avant la reprise de la saison, prévue la semaine prochaine à Melbourne.
Tension au Moyen-Orient, la F1 s'adapte
Le circuit de Sakhir au Royaume de Bahreïn restera silencieux, du moins en ce qui concerne le bruit des moteurs... car à quelques kilomètres de là (une vingtaine), ce sont les missiles iraniens qui déchirent le calme du pays. Ainsi, les tests de Pirelli ont été suspendus suite à des frappes de missiles dans la zone. Les dernières informations confirment que les États-Unis et Israël ont lancé des « opérations de combat majeures » contre l'Iran, plongeant la région dans une incertitude alarmante.
Pirelli et la F1 ont toutefois tenu à rassurer : l'ensemble du personnel présent sur place est en sécurité, confiné dans ses quartiers. Dans un communiqué transmis à RacingNews365, Pirelli a déclaré :
« Les deux journées de tests de développement pour les composés pluie [...] ont été annulées pour des raisons de sécurité face à l'évolution de la situation internationale. Tout le personnel Pirelli actuellement à Manama est en sécurité dans ses hôtels. L'entreprise met tout en œuvre pour organiser leur rapatriement vers l'Italie et le Royaume-Uni dans les plus brefs délais. »
Quid pour le reste de la saison ?
Alors que le paddock de la F1 s’apprête à s'envoler pour l'Australie, une ombre plane sur la suite de la saison. Le Grand Prix de Bahreïn est censé se tenir le 12 avril, suivi de près par celui d'Arabie Saoudite à Djeddah une semaine plus tard. La FIA et la Formule 1 gardent les yeux rivés sur le radar diplomatique, travaillant étroitement avec les autorités locales pour décider si le cirque de la F1 peut maintenir ses escales dans le Golfe ou si le calendrier devra subir une amputation chirurgicale pour garantir la sécurité de tous.
Cela nous ravive la situation très préoccupante du tout premier Grand Prix d'Arabie saoudite où un site pétrolier d'Aramco avait été la cible de terroristes, à peine à 12 kilomètres du circuit de Jeddah. En 2021, le ciel de la capitale d'Arabie saoudite, Riyadh, avait été traversée par des missiles en provenance des rebelles Houthis du Yémen.