Trente-huit ans après sa dernière apparition au calendrier mondial, la Formule 1 prépare son retour sur le continent africain grâce au projet ambitieux du consortium Blue Mountain Racing au Cap pour 2031.

Soutenu par un investissement entièrement privé et la promesse d'un complexe moderne, ce projet entend hisser l'Afrique du Sud au sommet du sport automobile mondial.

Le Cap vise 2031 pour faire renaître le GP d'Afrique

Le vide laissé depuis l'édition 1993 disputée sur le tracé de Kyalami pourrait bientôt ne plus être qu'un lointain souvenir. En faisant l'acquisition en avril 2026 d'un domaine de 600 hectares dans la région pittoresque de Swartland, le consortium Blue Mountain Racing (BMR) a jeté les bases d'un retour spectaculaire de la Formule 1 en Afrique, unique continent oublié du cirque mondial.

Pour séduire les instances dirigeantes, le projet mise sur le rayonnement international du Cap, métropole cosmopolite nichée entre les plages de la péninsule et les vignobles réputés. À l'image de Miami, Singapour ou Las Vegas, la destination conjugue un prestige touristique établi, une offre culturelle vibrante rythmée par des festivals de renommée mondiale et une infrastructure sportive éprouvée par la Coupe du Monde de football 2010 ou le marathon des Abbott World Marathon Majors. Côté diffusion, la proximité horaire avec l'Europe garantit une visibilité maximale aux heures de grande écoute sur les marchés clés du Vieux Continent.

Un tracé sur mesure au cœur d'un écosystème permanent

Loin des contraintes d'un tracé urbain temporaire et de ses désagréments civiques, la piste dessinée hors de la ville ambitionne de décrocher les homologations maximales FIA Grade 1 et FIM Grade A. Le projet prévoit un ruban d'asphalte long de 4,5 à 5,5 kilomètres, rythmé par un dénivelé naturel sculpté dans le paysage, une ligne droite des stands de 600 mètres et une pleine charge étirée sur un kilomètre.

Mais l'ambition dépasse le cadre du sport mécanique : le complexe a été pensé comme un pôle économique permanent ouvert toute l'année. Autour d'un plan d'eau de 50 hectares s'articuleront des centres de conférences, un amphithéâtre, un village commercial, des infrastructures hôtelières ainsi qu'un pôle technologique dédié à la recherche automobile, doublé d'une académie de pilotage et d'une filière de karting destinée aux jeunes talents régionaux.

Pour mener à bien cette entreprise colossale, le projet s'appuie sur la stature de Neal Froneman, fondateur et ancien dirigeant du géant minier Sibanye-Stillwater, épaulé par Bobby Hartslief, figure chevronnée fort de quatre décennies dans le management du sport automobile mondial. Neal Froneman souligne les atouts naturels du site :

« Le Cap est desservi par un grand aéroport international relié directement à l'Europe, aux États-Unis et au Golfe, ainsi que par un port accueillant des paquebots de croisière. La ville offre une hôtellerie de classe mondiale dans le décor majestueux de la montagne de la Table, des plages somptueuses de la péninsule et des vignobles environnants. Ce sont des atouts qu'aucun concepteur de circuit ne pourra jamais fabriquer. »

Après la sécurisation du terrain, les phases de zonage, d'études d'impact environnemental et de finalisation des plans s'étaleront jusqu'en 2028. Les premiers coups de pioche sont programmés pour 2029, ouvrant la voie aux épreuves de rodage et à l'homologation officielle en 2030, avant le coup d'envoi espéré du Grand Prix d'Afrique du Sud en 2031.

Projet du Grand Prix d'Afrique 2031
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