L'avant-dernière étape qui pouvait encore renverser la hiérarchie n'aura fait que consolider la place de leader de Nasser Al-Attiyah qui signe une 50e victoire historique et se rapproche d'un 6e sacre au Dakar !
Après une nuit de répit à Al Henakiyah, le peloton du Dakar reprend sa marche vers Yanbu, point de départ de l’édition 2026. Une longue traversée de 720 kilomètres attend les équipages, dont plus de 300 avalés contre le chrono, comme un dernier bras de fer avec le désert.
Étape 12, Nasser Al Attack !
Dès les premiers relevés, la hiérarchie se dessine. Nasser Al‑Attiyah surgit au km 45 avec le deuxième temps provisoire, à un souffle de Sébastien Loeb. Le Qatarien, solide comme un roc, ne cède rien à Nani Roma et grappille même quelques précieuses secondes. Le patron du général garde la main, imperturbable. Romain Dumas, lui, a troqué l’ambition personnelle pour le rôle d’équipier modèle. Après son podium de la veille, le Français s’est mué en ange gardien de Nani Roma. Le chrono du km 94 en dit long : plus d’une demi‑heure envolée, le temps d’attendre l’Espagnol et de l’accompagner sur la piste, prêt à intervenir au moindre accroc.
Devant, la course se resserre. Mitch Guthrie, premier leader du jour, décroche brutalement au km 94 et plonge au-delà du top 15. Al‑Attiyah, lui, continue d’imposer son tempo, une seconde devant Loeb, comme un métronome qui refuse de se dérégler. Au km 134, Nani Roma sonne la révolte et reprend quelques secondes au leader. L’écart global se réduit, mais Al‑Attiyah conserve encore un coussin confortable. Dans le même secteur, Mattias Ekström surgit en trombe : le Suédois devance Al‑Attiyah et Loeb, et se rapproche dangereusement du podium virtuel. Le voilà revenu à une poignée de secondes de l’Alsacien.
Ouvreur du jour, Ekström poursuit son récital. Au km 184, il fixe une nouvelle référence et met Loeb sous pression. L’Alsacien voit son avance fondre comme neige au soleil : il ne lui reste plus qu’une vingtaine de secondes pour défendre sa troisième place. Pendant ce temps, Al‑Attiyah continue de verrouiller la tête. Au km 198, puis au 223e, il maintient Ekström à distance respectable. Le pilote Dacia joue plus qu’une victoire d’étape : une place dans l’histoire. S’il s’impose, il atteindra la barre symbolique des 50 succès, égalant Vatanen et Peterhansel.
Loeb, piqué au vif, réagit au km 258. Il réduit l’écart sur Ekström et reprend un peu d’air au général virtuel. Mais devant, Al‑Attiyah reste impérial, avec Toby Price en invité surprise dans le trio de tête. Au dernier pointage, au km 288, le scénario se confirme : Al‑Attiyah file vers une victoire historique, tandis que trois constructeurs — Dacia, Ford et Toyota — se partagent les honneurs provisoires. Puis tombe le verdict du jour : Mattias Ekström frappe un grand coup. Plus rapide que Loeb de plus de trois minutes, le Suédois lui ravit la troisième place du général. Loeb glisse au quatrième rang pour seulement 29 secondes. La bataille pour le bronze connaîtra son épilogue demain, sur les 108 derniers kilomètres chronométrés. Une dernière danse qui s’annonce brûlante.
Nasser Al‑Attiyah a frappé un grand coup : en franchissant la ligne avec un peu plus d’une minute d’avance sur Mitch Guthrie, le pilote qatari décroche sa 50e victoire d’étape, un chiffre qui résonne comme un jalon historique. Ce triomphe du jour, au terme de la 12e étape, le fait entrer un peu plus dans le panthéon du Dakar. Il rejoint désormais deux monuments de la discipline, Ari Vatanen et Stéphane Peterhansel, jusqu’ici seuls détenteurs de ce record mythique. Un exploit qui n’a rien d’anecdotique : en signant ce succès de plus, Al‑Attiyah se rapproche irrémédiablement d’un sixième sacre au classement général, comme porté par une trajectoire que rien ne semble pouvoir dévier.

