Lors des courses de rallye, les compétitions moto, voitures ou encore camions, les commissaires de piste ont un rôle indispensable. Ils signalent toutes anomalies aux pilotes grâce aux drapeaux. Ils risquent leurs vies pour l’amour du sport automobile lors d’interventions.

Leurs rôles

Les commissaires ont pour rôle d’informer les concurrents des faits de course grâce aux différents drapeaux ou d’intervenir en cas d’accidents ou de problèmes. En veillant à ne pas se mettre dans des situations délicates et dangereuses en restant en liaison avec la direction de course. Parmi ces commissaires certains sont chefs de poste, d’autre dédiés au pick-up intervenant lors de nettoyages de piste et de remorquages des véhicules. Des personnes en extraction qui s’occupent de libérer le pilote du véhicule en cas d’accident sérieux et un service médical opérationnel pour agir à tout moment.

                            

Une grande famille de passionnés

Les commissaires viennent des quatre coins du monde, que se soit lors des 24 Heures du Mans, des coupes de France Promosport ou bien encore lors des Total 24H de Spa. Qu’ils soient jeunes ou plus âgés, cette passion du sport automobile est omniprésente chez ces bénévoles. Peut importe le rôle, ce sont des femmes et des hommes comme vous et moi sans qui, la course ne pourrait pas avoir lieu.

« L’ambiance entre nous est super grâce à cette passion qui nous rassemble. C’est cool de vivre les 24 heures en tant qu’acteur de la course » nous confie Steve Etienne, commissaire depuis 3 ans et en poste pick-up depuis quelques années.

Pour Francis Grassman directeur de course suisse depuis 7 ans et commissaire depuis 27 ans, la question ne se pose pas. « J’ai grandi dans ce milieu. Mon papa était responsable commissaire aux Rangiers. J’ai donc suivi, et même après des années, j’aime toujours autant être commissaire. »

Pour lui, le manque de commissaires est un sujet important, car sur des petites épreuves comme certains rallyes ou courses de côtes, ils sont en sous-effectifs et donc ils peuvent être jusqu’à 14 heures en poste sans remplacement.

Vous avez déjà dû croiser Steve Tarrant, ce commissaire anglais qui officie depuis 28 ans et qui évolua depuis 2015 en poste dans les stands lors des 24 Heures du Mans. Le fauteuil roulant n’est pas un frein pour être commissaire, pour lui, le fait de venir au Mans c’est un moment magnifique.
« Ils sont merveilleux, d’où qu’ils viennent. Nous parlons tous le même langage, celui de commissaire. Quelle que soit notre langue maternelle, nous arrivons à nous comprendre facilement et le mélange avec d’autres commissaires de différents pays c’est juste du plaisir. »

                             

Ils sont les yeux de la course

Cette année lors de la 85ème édition des 24 Heures du Mans en ce mois de juin 2017, ils étaient plus de 1440 commissaires répartis sur 35 zones sur les 13,629 kms du circuit le plus mythique au monde. Lors des débuts de semaines ou le samedi matin dès 7h00, des équipes sont faites d’une dizaine de commissaires et d’un chef de poste qui se relayent toutes les 4 heures.

Après un accrochage, d’un débris ou la présence d’huile sur la piste, les commissaires sont les premiers à avertir la direction de course qui gère en fonction de la gravité et choisit s’il lance une procédure Slow Zone, un Full Course Yellow ou bien encore une procédure Safety-Car.

Lors d’accidents, le public s’impatiente en pensant que dès que ce dernier se produit les commissaires doivent se rendre sur place directement. Cependant la sécurité reste le plus important. Afin d’éviter tous risques de sur-accident, seule la Direction de Course, une fois l’accident signalé, donne l’ordre d’intervenir. Merci à tous ces bénévoles, sans qui aucune compétitions n’auraient lieu.

                            

Dominik Kraihamer : dire « merci » aux commissaires !

Nous avons eu le privilège de contacter Dominik Kraihamer, pilote de la Enso CLM P1/01 Nismo avec l’écurie Bykolles qui tenait à remercier les commissaires.

« Je pense que les commissaires sont très importants pour la sécurité d’un pilote. Dans la voiture, nous nous mettons souvent en colère contre les commissaires de n’avoir pas agité de drapeaux bleus… Mais nous oublions leur importance et nous voulons que le meilleur pour eux ! Alors, j’aimerais dire merci à tous ces commissaires, nous ne pourrions pas faire de course sans vous les gars ! »

Si la passion vous anime, et pour toutes informations complémentaires, veuillez vous informer via l’Automobile Club de l’Ouest ou à l’ASA le plus proche de chez vous.