Le conflit au Moyen-Orient pourrait chambouler le calendrier F1, même si certains circuits se porteraient candidat, les deux courses de Bahreïn et d'Arabie saoudite ne devraient pas être remplacées.
Les deux prochaines courses moyen-orientales du calendrier F1 sont sous haute surveillance consécutivement à la guerre entre l'Iran et la coalition américano-israélienne. Certaines personnes du paddock pensent que s'il y a une annulation des deux évènements, il n'y aura probablement aucun remplacement.
Une saison à 22 courses finalement ?
Les Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite (programmés les 12 et 19 avril prochain) ne devraient pas être remplacés s'ils venaient à être annulés en raison du conflit avec l'Iran et ce, malgré les spéculations qui circulent sur d'éventuelles courses de substitution.
L'avenir du sport automobile au Moyen-Orient est plongé dans l'incertitude depuis le déclenchement, la semaine dernière, de la guerre entre l'Iran et la coalition américano-israélienne. Le chaos aérien engendré par les frappes a déjà fait ses premières victimes sur le calendrier sportif : le Championnat du Monde d'Endurance FIA a annoncé cette semaine le report de sa manche inaugurale au Qatar, tandis que le MotoGP a reconnu que son Grand Prix du Qatar, prévu le week-end du 10 au 12 avril avait peu de chances de se tenir.
Dans le paddock du Grand Prix d'Australie, le consensus est sans ambiguïté : la question n'est plus de savoir si les deux prochaines courses moyen-orientales seront annulées, mais quand, au vu des rapports quotidiens faisant état d'attaques continues dans la région.
Pour l'heure, la Formula 1 et la FIA maintiennent une posture d'observation, surveillant l'évolution de la situation sans que rien ne laisse présager une désescalade prochaine d'un conflit qui embrase l'ensemble du Golfe. La priorité absolue demeure la sécurité du personnel, et personne ne souhaite revivre les péripéties qui avaient été nécessaires pour exfiltrer les membres des équipes Pirelli, Mercedes et McLaren du Bahreïn la semaine dernière, lors du test pneumatique avorté aux premières heures du conflit.
Aucune échéance formelle n'est pour l'instant fixée, et la F1 joue la montre dans l'espoir d'une amélioration de la situation, une hypothèse qui paraît, à ce stade, des plus improbables. Selon des sources proches du dossier, une décision devra néanmoins être prise dans une dizaine de jours, c'est-à-dire durant le week-end du Grand Prix de Chine, afin de laisser aux équipes le temps nécessaire pour se réorganiser. Une chose est certaine : le verdict devra tomber bien avant le Grand Prix du Japon.