Un cauchemar de plus pour McLaren : ni Lando Norris ni Oscar Piastri n'ont pris le départ du Grand Prix de Chine, victimes de deux pannes distinctes sur leurs monoplaces.

Shanghai devait être la rédemption, ce fut une nouvelle catastrophe. McLaren a vécu dimanche l'un de ses pires cauchemars modernes, les deux monoplaces orange restant clouées au garage au moment où les feux s'éteignaient, laissant Lando Norris et Oscar Piastri spectateurs impuissants d'une course à laquelle ils auraient dû participer.

McLaren dans une tourmente, rebond attendu au Japon

Tout avait pourtant bien commencé. Les deux pilotes s'étaient qualifiés sur la troisième ligne avec Piastri en cinquième position, Norris en sixième, laissant entrevoir un week-end solide. Mais pendant que les autres monoplaces prenaient leur place sur la grille, la McLaren de Norris restait figée dans le garage, les mécaniciens s'affairant en urgence autour d'elle. Puis, comme un funeste écho, la voiture de Piastri fut elle aussi ramenée au stand avant le tour de formation. Et l'inimaginable devint réalité : aucune des deux McLaren ne prit le départ.

Pour Piastri, ce retrait anticipé résonne avec une amertume particulière. C'est la deuxième fois consécutive que l'Australien manque le départ d'une course, après sa sortie de route en allant sur la grille lors de son Grand Prix à domicile en Australie, la semaine précédente. À 24 ans, accumuler deux DNS de suite a de quoi entamer même les plus solides tempéraments.

C'était un problème électrique sur l'unité de puissance, différent de celui de Lando, a-t-il expliqué. C'est vraiment malchanceux d'avoir des problèmes tous les deux, mais nous ne savons pas encore grand-chose de plus à ce stade, donc oui, c'est évidemment décevant.

Pour avancer, l'Australien se raccroche à ce qu'il peut : Je pense qu'on va essayer d'apprendre ce qu'on peut en regardant la course, puis après ça, essayer de faire le maximum de travail possible avant le Japon. Les problèmes d'aujourd'hui ont été agaçants, mais au-delà de ça, nous savons que nous avons du travail à faire pour trouver plus de performance, c'est là-dessus que nous allons nous concentrer.

Norris, de son côté, s'est montré tout aussi désarmé que frustré face aux caméras. « Pas grand-chose à dire, honnêtement, juste un problème qui ne nous laisse même pas démarrer la voiture. C'est tout ce que je sais pour l'instant. Je crois qu'ils sont encore en train d'essayer de comprendre ce qui se passe réellement et pourquoi ça ne fonctionne pas comme ça devrait. C'est évidemment frustrant de venir aussi loin, de fournir autant d'efforts pas seulement moi, mais toute l'équipe et de ne même pas prendre le départ d'une course. »

Le champion du monde en titre a choisi la philosophie du combattant pour digérer la pilule : Il faut juste l'accepter. On doit d'abord comprendre quel était le problème, deux problèmes différents sur nos deux voitures. Malchanceux, frustrant, mais on ne peut rien y faire maintenant. Il faut régler le problème, s'assurer que ça ne se reproduit plus et se concentrer sur la prochaine course.

Deux voitures au fond du garage. Zéro point. Un double DNS qui fait mal et qui rappelle, cruellement, que la Formule 1 2026 n'a encore épargné personne.