Le feuilleton du rachat des parts d'Otro Capital rebondit, puisque ce ne serait plus Toto Wolff mais directement Mercedes qui se lancerait dans la course face à Christian Horner.

Récemment, des bruits de couloir mentionnaient un possible rachat des parts du consortium Otro Capital (actionnaire à hauteur de 24 % de l'écurie Alpine) par Toto Wolff, plutôt qu'un consortium mené par Christian Horner qui chercher à revenir dans le paddock de la F1.

Mercedes entre dans la course au rachat des parts Alpine

L'histoire ne manquait pas de saveur quand Toto Wolff cherchait à couper l'herbe sous le pied de son ex-rival, Christian Horner. Désormais, les nouvelles rumeurs veulent que Mercedes émerge comme un prétendant surprise à la prise de participation dans l'écurie française, mettant potentiellement Toto Wolff sur une trajectoire de collision avec son ennemi juré Christian Horner dans la course à l'acquisition des 24 % du capital qu'Otro Capital cherche à céder.

Christian Horner et un groupe d'investisseurs sont associés à cette cession des parts d'Otro depuis un moment déjà, mais l'intérêt de Mercedes ajoute une dimension entièrement nouvelle à l'affaire, d'autant plus savoureuse qu'Alpine fait désormais tourner des groupes motopropulseurs Mercedes en tant qu'écurie cliente.

Du côté de la marque à l'étoile, on ne dément pas. « Mercedes est un partenaire stratégique crucial d'Alpine et nous restons informés des derniers développements », s'est contenté de déclarer un porte-parole, une non-réponse qui en dit long. Alpine s'est montrée tout aussi sibylline : « Nous ne pouvons rien dire sur des noms ou des individus spécifiques. Ces discussions ne relèvent pas de l'équipe, mais des actionnaires et des parties intéressées. Nous nous concentrons sur la saison de Formule 1 et sur l'amélioration constante de nos performances », a insisté un responsable de l'écurie.

Ce revirement est d'autant plus intrigant que Toto Wolff avait vendu en novembre dernier 15 % de sa holding, soit l'équivalent de 5 % de l'écurie Mercedes F1 au PDG de CrowdStrike George Kurtz, pour environ 300 millions de dollars. Une opération qui laissait alors les observateurs perplexes sur ses intentions et qui prend aujourd'hui un éclairage nouveau.