Le Grand Prix à domicile d'Oscar Piastri s'est terminé avant même d'avoir commencé, après un accident dramatique dans son tour de mise en grille.

Piastri explique la « combinaison de mauvais facteurs » derrière son accident choc avant la course en Australie

Un surplus de puissance innatendu pour Piastri

Le visage défait, les épaules basses, Oscar Piastri portait sur lui tout le poids d'une cruelle désillusion lorsqu'il commença à digérer son accident aussi soudain qu'impitoyable au Grand Prix d'Australie. Un incident qu'il résuma en une formule aussi sobre que dévastrice : « une combinaison de mauvais facteurs ».

Qualifié en cinquième position, Piastri effectuait ses tours de reconnaissance sur le circuit d'Albert Park lorsque sa McLaren lui échappa à la sortie du virage 4, glissant inexorablement jusqu'au mur de béton. La voiture, sérieusement endommagée, ne reverrait plus la piste de la journée. Son Grand Prix à domicile s'achevait là, dans l'indifférence cruelle du bitume, avant même l'extinction des feux.

Nous devons analyser en détail ce qui s'est passé, confia Piastri lors de son passage dans le couloir des médias. Je pense que... j'ai accroché le vibreur un peu... D'après ce que nous avons vu, tout a réagi comme cela devrait le faire dans le cadre du règlement, mais j'avais 100 kW de puissance supplémentaire par rapport à tout ce que j'avais eu durant tout le week-end, au moment où j'ai rétrogradé. Quand j'ai passé le rapport, ça est parti en wheelspin, et comme j'étais déjà sur le vibreur, c'était une combinaison de mauvais facteurs... C'est évidemment très décevant.

Interrogé sur la douleur de ne pas avoir pu courir devant son public, l'Australien ne chercha pas à masquer sa tristesse : « Enormément. C'est dommage. Ce genre de choses ne devrait arriver nulle part, et encore moins lors de ma course à domicile. C'est évidemment d'autant plus décevant. »

Son coéquipier Lando Norris se retrouvait ainsi seul porte-drapeau de McLaren sur la grille de départ, le champion du monde en titre allant chercher une cinquième place, dans le sillage du duo Mercedes composé de George Russell et Kimi Antonelli, et des Ferrari de Charles Leclerc et Lewis Hamilton.