Lors d'une chute d'un pilote MotoGP, l'airbag intégré à sa combinaison se déploie afin de le protéger. Mais comment fonctionne réellement ce système ?

En 2018, le MotoGP rend obligatoire l'airbag pour toutes les catégories. Il doit couvrir au minimum les épaules et la clavicule. Aujourd'hui, il protège trois zones principales : les épaules, les côtes et les hanches, de chaque côté. La bosse sur le haut du dos joue un élément essentiel du système d'airbag puisqu'il contient l'électronique avec des capteurs et un gyroscope, ainsi qu'une ou deux cartouches de gaz qui activent l'airbag en cas d'urgence.

L'airbag, un élément de sécurité important en MotoGP

Le principe de l’airbag moto remonte à 1976, lorsque le Hongrois Tamás Straub inventa la première veste équipée de ce système, présentée ensuite à l’Office hongrois des brevets. Depuis, la technologie a considérablement évolué, en particulier dans le milieu de la compétition.

En MotoGP, Les pilotes peuvent embarquer jusqu'à deux cartouches, lui permettant théoriquement de se déployer deux fois au cours d'une même séance. Cependant, certains fabricants comme Alpinestars préfèrent jouer la carte de la sécurité et remplacer les airbags plus tôt. Par ailleurs, pour réduire le poids, les pilotes n’emportent généralement qu’une seule cartouche.

Comment fonctionne le système d'airbag ? Le gyroscope installé à l'arrière enregistre en permanence les mouvements. Les capteurs les perçoivent et, grâce à un algorithme complexe, calculent si le pilote risque un accident. En cas de chute, le système s'active et injecte l'argon de la cartouche dans l'airbag en 40 millisecondes, qui se gonfle en 25 millisecondes sous la combinaison en cuir. Un bruit sourd se produit, généralement inaudible à la télévision en raison du bruit de l'accident. Le spectateur constate alors que le pilote semble légèrement gonflé lors de l'impact et que la combinaison en cuir est sous tension, car le coussin d'air protecteur a besoin d'espace. Au bout de 20 à 30 secondes, l'airbag se dégonfle à nouveau.

En 2024, au Sachsenring, Marc Márquez a eu un contact avec Franco Morbidelli. Le système du pilote espagnol a détecté un accident et a gonflé l'airbag. Marc Márquez a réussi à rester sur la moto. Il a pu continuer à piloter malgré le déploiement de l'airbag, finissant même sur le podium. Parfois, le système est également trompé. Cela a été le cas à Austin pour Franco Morbidelli. Le pilote italien préfère porter une taille de cuir au-dessus pour plus de confort. Cela permet à l'air de pénétrer dans les cuirs par le haut, et ces courants peuvent tromper le système en lui faisant croire qu'il s'agit d'un accident. Cependant, ce genre d'incident est assez rare.