Max Verstappen mange son pain noir actuellement en ce début de saison 2026, il n'a pas pu terminer le Grand Prix de Chine, à cause d'un ennui mécanique.

Alors que le Grand Prix de Chine 2026 a célébré à la fois le plus jeune poleman de l'histoire de la F1 et le premier Italien vainqueur depuis 20 ans : Kimi Antonelli a décroché son premier succès en catégorie reine.

Fiabilité à revoir chez Red Bull

Après la panne qui écourté le Grand Prix d'Australie d'Isack Hadjar, c'est Max Verstappen qui n'a pas pu voir le drapeau à damier à Shanghai. Et tout avait commencé par une impression de déjà-vu, dès le Sprint et même lors de ce grand prix ce dimanche, à l'extinction des feux, la Red Bull fut incapable de délivrer toute sa puissance, le Néerlandais tombait alors au 16e rang. Le Néerlandais de 28 ans avait remonté la pente jusqu'à se retrouver dans les roues de la Haas d'Oliver Bearman, quand soudain, sa monoplace perdit de sa vigueur et fut immédiatement rappelée aux stands.

La sentence est désormais connue : une défaillance du circuit de refroidissement du système de récupération d'énergie, l'ERS. Face au risque de dommages irréparables sur des composants dont la valeur se compte en millions, Red Bull a préféré trancher dans le vif et protéger le matériel. Une décision de raison, douloureuse à avaler pour un pilote qui, une fois de plus, voit un résultat lui filer entre les doigts dans une saison 2026 qui tarde à lui sourire.

Verstappen continue de critiquer les F1 de 2026

Max Verstappen n'est pas homme à mâcher ses mots et en Chine, il a choisi de les cracher avec une franchise décapante. Le quadruple champion du monde a averti la Formule 1 que ses nouvelles règles « vont se retourner contre eux » et « vont ruiner le sport » si des changements rapides ne sont pas apportés. Un réquisitoire sans concession, prononcé après l'un de ses rares week-ends sans points.

Le Néerlandais a de nouveau confirmé que des discussions sont en cours avec le PDG et président de la F1, Stefano Domenicali, sur la trajectoire à donner au règlement et notamment sur la répartition 50-50 entre énergie thermique et électrique introduite cette saison, qui cristallise toutes les frustrations. Verstappen est lucide sur les rapports de force en jeu. Si la grande majorité des pilotes partage son point de vue, certains s'y opposeront avec véhémence, Mercedes en tête, installée dans le fauteuil du leader avec une délectation bien compréhensible.

Il faut être un peu prudent dans la façon dont on dit les choses, mais nous en parlons, a-t-il confié aux médias. Je pense que la FOM et la FIA comprennent d'où nous venons en tant que pilotes, et je crois parler au nom de la plupart d'entre eux. Certains, bien sûr, diront que c'est formidable parce qu'ils gagnent des courses et c'est légitime. Quand on a un avantage, pourquoi y renoncer ? Parce qu'on ne sait jamais si on aura à nouveau une bonne voiture.

Mais Verstappen refuse de s'arrêter à la politique des intérêts particuliers : « Si vous parlez à la plupart des pilotes, ce n'est pas ce que nous aimons. Je ne pense pas que ce soit ce que les vrais fans de F1 apprécient. Certains fans aiment peut-être ça, mais ils ne comprennent pas la course. Espérons que nous puissions nous débarrasser de tout ça. »

Lorsqu'on lui a souligné que la F1 se préoccupe avant tout de l'aspect commercial, et que tant que les fans regardent, le sport va bien, la réponse du Néerlandais a fusé, tranchante comme une lame : « J'espère qu'ils ne pensent pas comme ça, parce que ça va finir par ruiner le sport. Ça va leur revenir en pleine figure. »

Et de conclure avec la lucidité de quelqu'un qui connaît les rouages du paddock mieux que quiconque : Pour moi, tant que nous pouvons simplement communiquer avec eux et nous assurer que nous travaillons sur des solutions, ça aidera beaucoup mais ce sera aussi très difficile pour tout le monde d'être d'accord. Bien sûr, tout le monde n'a pas besoin d'être d'accord, mais la majorité doit l'être pour faire des changements. Mais comme je l'ai dit, c'est politique. Certains ont l'avantage maintenant, et bien sûr ils veulent l'utiliser à juste titre. Je comprends ça. Je ne suis pas stupide. Mais en même temps, si on regarde les choses objectivement, pour le sport, ce n'est tout simplement pas bon.