Après les dernières Olympiades disputées au Brésil, l'idée d'avoir de la F1, voire du sport automobile, aux Jeux Olympiques se laisse entendre. Mais cette idée divise l'opinion...

Voir les pilotes au départ d'une course pour gagner une médaille d'or, l'idée peut séduire certaines personnes. Pourtant, ce concept fait du chemin depuis déjà quelques années, sans pour autant être concret. L'histoire entre les Olympiades et le sport automobile a connu des embrassades, deux pour être précis. En 1936, le premier Rallye Olympique est organisé, remporté par une femme, Elizabeth Haig. Une autre édition a lieu en 1972, remportée par l'Alpine de l'équipage Jean-Pierre Nicolas - Jean Todt. Mais, depuis ce rallye, le sport automobile est absent.

Un premier pas a été fait par le Comité International Olympique (CIO) en 2007. Il retire de la charte olympique une clause qui stipule que "les sports, disciplines ou épreuves dans lesquels les performances dépendent essentiellement d'une propulsion mécanique ne sont pas acceptées ». La suppression de cette dernière ouvre la voie à la possibilité d'avoir de la F1 ou un sport mécanique aux Jeux Olympiques. Autre pas effectué, la signature de la charte olympique et du Code Mondial Anti-Dopage en 2013 par la FIA.

De multiples contraintes

Mais accueillir un sport automobile aux Jeux Olympiques ne présente-il que des avantages ? La réponse est claire : non. D'abord, un problème de taille se pose. Quelle voiture utiliser quand on sait que pour certains, le summum du sport automobile est la F1, pour d'autres l'endurance ou encore le rallye... Après, il faut trouver un accord sur quel modèle utiliser, fabriqué par quel constructeur, propulsé par quel motoriste, "gommé" par quel manufacturier, etc. Aussi, vient la question du format, de la façon d'attribuer les médailles. Autant de questions qui peuvent très vite susciter un débat plus qu'important. Enfin, une autre question peut se poser : pourquoi pas de la moto aux J.O. ? Le débat serait sans fin pour le CIO...

Mais avant de se poser toutes ces questions, le pays organisateur a-t-il en sa possession un circuit répondant aux normes de la FIA ? N'oublions pas que le coût d'un circuit est important, avoisinant parfois les 200 millions d'euros. Aujourd'hui, est-ce une priorité de dépenser autant d'argent dans un circuit éphémère ? Possible parce qu'il peut servir d'exposition en vu d'accueillir la F1 ou l'endurance dans les années suivantes. Regardons les prochaines éditions.
Les prochains Jeux Olympiques auront lieu à Tokyo. Le premier circuit est à 150 kilomètres environ. C'est celui de Motegi, utilisé par l'IndyCar, la MotoGP ou encore la SuperFormula. Autre circuit à proximité, à 70 kilomètres, celui de Tsukuba, qu'on peut voir dans les jeux Gran Turismo ou RFactor.

Une idée qui divise les fans

Lors d'un sondage réalisé par F1Feeds, les fans de la page se sont exprimés sur le sujet. Ce dernier a divisé, même si une majorité de "contre" a été recensée. L'idée de proposer une Course des Champions version Olympique a été suggérée plusieurs fois par les fans. Cette dernière propose des duels entre les différentes nations engagées avec des véhicules différents. D'autres soumettent l'idée d'une organisation complexe avec beaucoup trop de personnes présentes, alors que le CIO cherche à réduire la voilure lors des J.O..

Il y a quelques années, le sport automobile a vu naître une nouvelle discipline visant à récompenser les pays. L'A1 Grand Prix, une sorte de Coupe du Monde de l'Automobile qui servait à promouvoir les pays avec leurs pilotes locaux. Le championnat n'a connu que quatre saisons avant d'être arrêté.

Voir du sport automobile aux Jeux Olympiques ne restera, pour le moment, qu'un rêve. La complexité de la mise en œuvre, la difficulté du choix des voitures, le manque d'infrastructures, autant d'obstacles qui rendent le projet déjà bancale.