Après les dernières Olympiades disputées au Brésil (2016), l'idée d'avoir de la F1, voire du Sport Automobile aux Jeux Olympiques a fait son chemin. D'un refus net et catégorique au début du millénaire, la situation a depuis bien changé.

Voir les pilotes au départ d'une course pour gagner une médaille d'or, l'idée peut séduire certaines personnes. Pourtant, ce concept fait du chemin depuis déjà quelques années, sans pour autant être concret. L'histoire entre les Olympiades et le sport automobile a connu des embrassades, deux pour être précis.

En 1936, le premier Rallye Olympique est organisé, remporté par une femme, Elizabeth Haig (une épreuve non officielle). Une autre édition a lieu en 1972, remportée par l'Alpine de l'équipage Jean-Pierre Nicolas - Jean Todt. Mais, depuis ce rallye, le sport automobile est absent.

Un premier pas a été fait par le Comité International Olympique (CIO) en 2007. Il retire de la charte olympique une clause qui stipule que "les sports, disciplines ou épreuves dans lesquels les performances dépendent essentiellement d'une propulsion mécanique ne sont pas acceptées ».

La suppression de cette dernière ouvre la voie à la possibilité d'avoir de la F1 ou un sport mécanique aux Jeux Olympiques. Autre pas effectué, la signature de la charte olympique et du Code Mondial Anti-Dopage en 2013 par la FIA.

Du Sport Auto aux JO, ou les JO du Sport Auto ?

Mais accueillir un sport automobile aux Jeux Olympiques, est-ce simplement une idée facile à mettre en œuvre ? D'abord, un problème de taille se pose. Quelle voiture utiliser quand on sait que pour certains, le summum du sport automobile est la F1, pour d'autres l'Endurance ou encore le Rallye... Enfin, une autre question peut se poser : pourquoi pas de la moto aux J.O. ? Le débat serait sans fin pour le CIO...

Mais avant de se poser toutes ces questions, le pays organisateur a-t-il en sa possession un circuit répondant aux normes de la FIA ? N'oublions pas que le coût d'un circuit est important, avoisinant parfois les 200 millions d'euros.

Aujourd'hui, est-ce une priorité de dépenser autant d'argent dans un circuit éphémère ? Le passé nous a souvent montré qu'un Parc Olympique était souvent laissé à l'abandon (Athènes, Barcelona, Rio...), il faudrait donc recourir à des circuits déjà implantés avec une disponibilité lors des JO (ce qui n'est pas si évident que cela). Mais ailleurs, l'idée des Jeux Olympiques du Sport Auto a fait son chemin...

Sport Auto et JO, à nouveau réunis

Il y a quelques années, le sport automobile a vu naître une nouvelle discipline visant à récompenser les pays. L'A1 Grand Prix, une sorte de Coupe du Monde de l'Automobile qui servait à promouvoir les pays avec leurs pilotes locaux. Le championnat n'a connu que quatre saisons avant d'être arrêté.

Récemment, la FIA a lancé avec le promoteur SRO, les FIA Motorsport Games, la version motorisée des Jeux Olympiques. Initié en 2019, cet événement constitue une opportunité unique pour les pilotes du monde entier de défendre les couleurs de leur pays.

Annulée en 2020 à cause de la pandémie, il y aura une deuxième édition des FIA Motorsport Games fin 2021, avec 12 disciplines qui viennent se greffer aux 6 déjà vues la première année. Pour cette deuxième édition, les FIA Motorsport Games vont s’articuler autour du Circuit Paul Ricard du 29 au 31 octobre.

Et le 21ème siècle voit l'arrivée du virtuel et du eSport ! L'année 2021 aura vu naître les Olympic Virtual Series ! La grande finale des Olympic Virtual Series a proposé les épreuves finales des cinq sports virtuels au cours d’une retransmission de 10 heures et demie, qui nous a offert tout ce que l’on pouvait attendre des rendez-vous en Sport Automobile, du Baseball, du Cyclisme, de l'Aviron et de la Voile.

Olympic Virtual Series