Lors du Grand Prix de Monaco 2026, une pluie de sanctions s'est abattue sur plusieurs pilotes pour excès de vitesse dans la voie des stands, à cause d'un piège !
Plusieurs pilotes ont été rattrapé par la patrouille lors du Grand Prix de Monaco 2026, dont Pierre Gasly qui perd son podium à cause des 10 secondes de pénalité ajoutées à son temps de course.
Ce piège dans la voie des stands à Monaco
En tout, cinq pilotes, dont le deuxième sous le drapeau à damier Lewis Hamilton et le prétendant au titre George Russell, ont écopé de cinq secondes de pénalité pour avoir eu le pied trop lourd dans la pitlane. Pierre Gasly, Oscar Piastri et Franco Colapinto complètent la liste des punis. Mais quand on observe les documents officiels de la FIA, on constate que les pilotes en infraction ont tous la même vitesse : 60,1 km/h !
Est-ce un bug des cellules de chronométrage ? Pourquoi autant de pilotes ont enfreint la vitesse dans la voie des stands ? Ce scénario était pourtant écrit d'avance. Dès les essais libres, quatre pilotes avaient déjà été épinglés pour des excès de vitesse, inférieurs ou égaux à 0,5 km/h : George Russell (déjà lui), mais aussi Kimi Antonelli, Alex Albon et Fernando Alonso. En fin de Grand Prix, le muret des stands avait d'ailleurs glissé un avertissement radio crucial à Alex Albon, lui signalant que les pénalités pleuvaient et que le problème venait de la façon de « mordre la ligne au niveau de la zone Cadillac ».
En effet, pour cette édition 2026 du Grand Prix de Monaco, il y avait une écurie supplémentaire à intégrer dans les stands : Cadillac. Celle-ci se trouvait tout au bout de la voie des stands, une zone un peu plus dégagée cette saison alors qu'elle était autrefois flanquée de rails de sécurité très serrés de chaque côté. Ce gain d'espace a visiblement poussé les pilotes à flirter d'un peu trop près avec la ligne blanche qui délimite la « voie rapide » (fast lane), un jeu auquel ils s'adonnent d'ailleurs aux deux extrémités des stands (à l'entrée et à la sortie) sur ce tracé urbain.
Pour autant la manœuvre est parfaitement légale mais elle donne naissance à un nouveau problème technique bien vicieux. En F1, la vitesse dans la pitlane n’est pas mesurée par un radar fixe ou un pistolet laser, mais par des boucles de chronométrage magnétiques noyées dans le sol et les transpondeurs officiels de la FIA. La monoplace passe sur plusieurs de ces capteurs successifs, et le système informatique calcule sa vitesse réelle en fonction du temps mis pour parcourir la distance qui les sépare.
Et c'est donc là qu'est le piège, car si un pilote coupe trop généreusement les bandes blanches définissant les emplacements des équipes, la distance est de facto plus court et la vitesse mesurée s'en trouve plus rapide. D'ailleurs plusieurs directeurs d'équipe avaient discuté de cette problématique tout au long du week-end, rappelant à leur pilote de vérifier ces zones critiques dans les stands. Alpine a demandé un droit de révision de la pénalité infligée à Pierre Gasly, mais si certains ont scrupuleusement respectée "la distance parcourue" dans les stands, il sera difficile de plaider la cause.
