McLaren, qui célèbre à Monaco avec une livrée spéciale ses 1000 GP, a été sanctionnée par les commissaires sportifs pour une infraction technique.

Un bout de scotch, du ruban adhésif est la raison de cette infraction technique ! Décidément, entre les repères visuels crées pour Lando Norris en 2025 sur les murets pour la position en grille de départ, et cette infraction ici à Monaco, les rubans adhésifs font parler de l'équipe McLaren.

McLaren flirte avec le souci du détail à Monaco

A Monaco, McLaren a confondu optimisation et obstruction. Réunis en urgence, les commissaires sportifs ont auditionné l'état-major technique de l'écurie ainsi qu'une armada d'experts de la FIA (directeur sportif monoplace, délégué technique, ingénieurs électronique et systèmes hybrides) pour une affaire de... ruban adhésif.

C'est en effet par la publication du document officiel n°42 lors du Grand Prix de Monaco que l'on apprend comment McLaren a été rattrapée par la patrouille. L'écurie britannique a reconnu avoir appliqué un ruban adhésif transparent sur le bouton extérieur permettant de déclencher le CDS (Cockpit Discharge System), ce système crucial de sécurité électrique et de décharge du cockpit. Le but ? Lisser les perturbations aérodynamiques à cet endroit précis de la cellule de survie. Une ruse microscopique aux conséquences qui enfreignent les règles sportives.

En recouvrant ce commutateur, McLaren a tout simplement annihilé la fonction même du dispositif. Le bouton du CDS est conçu pour être enfoncé en un instant par un commissaire de piste intervenant sur une voiture accidentée, malgré l'épaisseur de ses gants de protection ignifugés. Sur les images de l'abandon de Lando Norris, on a bien vu que les commissaires avaient tout le mal du monde à déplacer la McLaren, qui ne paraissait pas être en roues libres.

Si les commissaires ont choisi de ne laisser que 10 000 € d'amende en sursis (rendant les 20 000 € restants immédiatement exigibles), c'est qu'ils estiment qu'il y a eu récidive intellectuelle dans le paddock. Une infraction parfaitement identique ayant été commise et sanctionnée lors de l'épreuve précédente, toutes les équipes étaient officiellement alertées de la surveillance accrue de la FIA sur ces éléments de sécurité vitaux.

McLaren a joué avec le feu de la réglementation, si l'écurie conserve le droit de faire appel de cette sentence conformément au Code Sportif International de la FIA, il y a fort à parier qu'on ne reverra plus de sitôt de ruban adhésif sur les boutons de secours des monoplaces papaye.