Selon les dernières informations du paddock, le MotoGP compte maintenir la course au Qatar le week-end du 8 novembre prochain, malgré le conflit actuel au Moyen-Orient.
"Nous envisageons de nous rendre au Qatar, mais la sécurité et le bien-être de l'ensemble du personnel et des supporters sont évidemment la priorité absolue, nous continuerons donc à suivre la situation de près", indiquait récemment Carlos Ezpeleta. Le Grand Prix a lieu dans moins de trois semaines.
Selon une information révélée par Autosport, les équipes MotoGP auraient été informées par l'IRTA, l'association des équipes, que la course prévue au Qatar se déroulera à la date annoncée lors de son report. Le promoteur estime disposer de garanties suffisantes auprès des autorités qatariennes, même si cela ne signifie pas que tout risque est écarté.
Cette décision laisse entendre que les constructeurs japonais ont changé d'avis. Récemment, ils se sont opposés à l'envoi de leur personnel dans une zone de conflit. Du côté des pilotes, un quart reste favorable au maintien de la course. Il semblerait que, toujours selon le média britannique, une discussion doit avoir lieu ce jeudi à Phillip Island.
Le MotoGP au milieu d'un conflit
Le MotoGP devrait disputer une manche de son calendrier dans un pays en conflit. Si aucune attaque contre le Qatar n'a été confirmée au cours des dernières semaines, le contexte sécuritaire reste malgré tout tendu. L'Ambassade des Etats-Unis au Qatar a diffusé une communication, stipulant que "les Américains actuellement au Moyen-Orient doivent faire preuve d'une vigilance accrue en raison du contexte sécuritaire complexe. Soyez attentifs aux risques d'annulations de vols, de fermetures d'espace aérien et de perturbations des transports".
Les perturbations aériennes touchent déjà la région. Qatar Airways a prolongé jusqu'au 24 octobre la suspension de ses vols vers Riyad, attaqué il y a quelques jours, et Dammam, en Arabie saoudite, tout en réduisant la fréquence de ses liaisons vers Djeddah.
Le Qatar souffre depuis le début du conflit. Une analyse du Fonds monétaire international (FMI) rapporte que le PIB du pays devrait reculer de 15,6 % en 2026. L’émir Tamim ben Hamad Al Thani a indiqué que le Qatar a perdu 42 % de ses recettes publiques au premier semestre 2026.