Voiture autonome, le futur pointe le bout de son nez

2018-05-31T09:00:37+00:00jeudi 31 mai 2018|Non classé|

L’idée de la voiture autonome ne date pas d’hier, les premiers essais ont débuté dans les années 60. Le début des années 2010 marque une accélération des travaux sur les voitures autonomes. Grands constructeurs, Google, Tesla, investissent de très fortes sommes dans le développement de véhicule 100 % autonome. Les premiers prototypes prennent la route, notamment dans le Michigan entre 2012 et 2013.
Les constructeurs comme Ford ou Lexus test des modèles avec volant et pédales, l’humain peut reprendre à tout moment la conduite. Google travail et test un modèle sans action humaine possible.
La réglementation pour les véhicules est actuellement la suivante :
Niveau 0*
Aucune automatisation : le conducteur a un contrôle total et à tout instant des fonctions principales du véhicule (moteur, accélérateur, direction, freins).
Niveau 1
Assistance au conducteur : l’automatisation est présente pour certaines fonctions du véhicule, mais ne font qu’assister le conducteur qui garde le contrôle global. Par exemple, le système anti-blocage des roues (ABS) ou l’électro-stabilisateur programmé (ESP) vont automatiquement agir sur le freinage pour aider le conducteur à garder le contrôle du véhicule.
Niveau 2
Automatisation de fonctions combinées : Le contrôle d’au moins deux fonctions principales est combiné dans l’automatisation pour remplacer le conducteur dans certaines situations. Le régulateur de vitesse adaptatif combiné avec le centrage sur la voie fait entrer le véhicule dans cette catégorie, tout comme le Park assist qui permet le stationnement sans que le conducteur n’agisse sur le volant ou les pédales.
Niveau 3
Conduite autonome limitée : le conducteur peut céder le contrôle complet du véhicule au système automatisé qui sera alors chargé des fonctions critiques de sécurité. Cependant, la conduite autonome ne peut avoir lieu que dans certaines conditions environnementales et de trafic (uniquement sur autoroute par exemple). Il est imposé au conducteur d’être en mesure de reprendre le contrôle dans un temps acceptable sur demande du système (Notamment lorsque les conditions de circulation autonome ne sont plus réunies : sortie de l’autoroute, bouchon, etc.).
Niveau 4
Conduite autonome complète sous conditions : le véhicule est conçu pour assurer seul l’ensemble des fonctions critiques de sécurité sur un trajet complet. Le conducteur fournit une destination ou des consignes de navigation, mais n’est pas tenu de se rendre disponible pour reprendre le contrôle. Il peut d’ailleurs quitter le poste de conduite et le véhicule est capable de circuler sans occupant à bord.
Niveau 5
Conduite complètement autonome sans l’aide de conducteur dans toutes les circonstances.

Google à la pointe du développement

Link GO AKKA

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La Google Car « Waymo », par exemple, a atteint le Niveau 4. La Toyota Prius ou la Lexus RX 450h en sont au Niveau 3. La plupart des voitures que nous utilisons aujourd’hui ont déjà une partie automatisée de Niveau 1 ou 2. Seuls les véhicules historiques sont 100 % conduite humaine.
Google est actuellement la société la plus en avance avec plus de 3 millions de km parcourue depuis 2009. Tesla équipera ses futurs modèles de la capacité d’auto-pilotage, comme Audi le fait avec ses modèles haut de gamme A6, A7 et A8.
BMW devrait prochainement commercialiser la iNEXT dérivée de la i8. Bosch un équipementier automobile mobilise plus de 2000 ingénieurs depuis 2016 dans la recherche de la conduite 100 % autonome. Baidu, le moteur de recherche Chinois, comme son concurrent américain s’est lancé dans la voiture autonome son objectif est clair « que les enfants de demain n’est plus le besoin de passer le permis de conduire ».
Ford travail dans l’ombre sur un modèle autonome, tout comme Mercedes-Benz, Honda, Nissan et Renault. Hyundai, constructeur Sud-Coréen, investit lui aussi dans la conduite sans pilote, mais pense que celle-ci ne remplacera pas totalement l’homme et pas avant 10 ou 15 ans.
Côté motorisation, hormis la Google Car 100 % électrique, la plupart des modèles existants sont propulsée par des moteurs hybrides.

Une avancée technologique qui fait peur

Les voitures autonomes seraient un grand pas en avant pour les personnes ne pouvant pas passer le permis pour des raisons de handicap, pour celles et ceux qui ne souhaitent pas le passer. Cela va aussi révolutionner le mode de consommation de l’automobile, les clients potentiels seront aussi des gens ne souhaitant pas posséder de véhicule. Ils « commanderont une voiture autonome » comme on commande une pizza pour se rendre d’un point A à un point B. L’IA** réduira également fortement le risque d’accident selon de très nombreuses études.
Voilà pour le côté positif, mais comme toute avancée technologique comme l’arrivée des machines à vapeur contre la traction animale, il y a des bouleversements négatifs. Il y a eu, et encore très récemment des accidents ou la voiture autonome n’a pas freiné pour éviter un piéton et causé la mort de la personne. Le côté étique, qui l’IA choisira t-elle de sauver ? Ses passagers ou ceux qui arrivent en face ? Quel impact sur l’emploi, pour les chauffeurs de taxi, routiers, livreurs, etc. ?
Qu’on se rassure, les passionnés comme nous pourrons toujours avoir des voitures à conduire. Soit des modèles historique comme aujourd’hui, et si la voiture autonome devient la norme, il est à parier que des marques sportive comme Ferrari, Lotus, Lamborghini et bien d’autres n’abandonnent pas le segment du plaisir de la conduite. Même chose pour les constructeurs généraliste, si un client souhaite conduire, il le pourra.

Le sport automobile aussi sera impacté

La course automobile sera t-elle impactée ? Forcement, un premier championnat de voiture autonome devrait voir le jour prochainement, la RoboRace qui devrait débuter en 2019, les premières démonstrations ont lieu depuis 2017 en levé de rideau des courses de Formule E, monoplace électrique. Dix équipes avec deux voitures devraient s’affronter dans ce futur championnat, une course sans pilote, uniquement des ingénieurs « aux commandes » et l’IA.
Ce type de courses trouvera son public, tout comme la Formule E a trouvé le sien, mais les courses automobile traditionnels continueront également d’avoir lieu. Nous préférons, nous, voir la RoboRace, comme la Formule E, une opportunité pour apporter un nouveau public à l’automobile que comme une menace.
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Google Car « Waymo »

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Google Waymo


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* Source wikipedia
** Intelligence Artificiel