Max Verstappen sera-t-il sur la grille de la saison 2027 de F1 ? Et bien le pilote néerlandais se donne quelques semaines pour réfléchir à son avenir dans la discipline.
Pendant ce Grand Prix du Japon, Max Verstappen déplorait ne prendre plus aucun plaisir dans cette nouvelle règlementation de la F1. Au sortir d'une qualification calamiteuse (éliminé dès la Q2), Verstappen a avoué avoir « beaucoup de choses à régler personnellement », visant explicitement « sa présence en F1 ».
Verstappen, restera, restera pas en F1 ?
Interrogé par Viaplay sur la façon dont il fallait interpréter ses mots d'après-qualification, Verstappen a répondu : « Ce que je veux exactement pour l'avenir. C'est de ça qu'il s'agit. » Précisant sans détour qu'il parlait bien de la F1, il a ajouté : « Oui. Pas dans ma vie privée. Ici. » À la question de savoir s'il mettrait à profit la prochaine trêve (consécutive à l'annulation des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie Saoudite en avril en raison de la guerre au Moyen-Orient) pour y voir plus clair, Verstappen a confirmé : « Les semaines, les mois qui viennent. »
Confronté au fait que ses propos ne sonnaient guère comme un cri d'espoir, il a répliqué : « Oh, la vie continue. La vie, ce n'est pas que la Formule 1. Il y a plein d'autres choses qu'on peut faire. » Lorsqu'on lui a rappelé que la F1 souhaitait naturellement le voir rester, il a conclu, lapidaire : « Alors il faut que ça reste fun. »
Huitième à l'issue du Grand Prix du Japon, le quadruple champion du monde ne pouvait défendre cette nouvelle règlementation 2026, qui causa l'accident de Oliver Bearman. « On se demande si ça vaut encore le coup », a-t-il glissé au micro de la BBC. « Je veux être là pour m'amuser, passer de bons moments et prendre du plaisir. En ce moment, ce n'est franchement pas le cas », a-t-il lâché.
« Bien sûr, il y a des aspects que j'apprécie », a poursuivi Verstappen. « J'aime travailler avec mon équipe. C'est comme une seconde famille. Mais dès que je m'assieds dans la voiture, ce n'est malheureusement pas ce qu'il y a de plus agréable. J'essaie. Je me répète chaque jour d'essayer d'apprécier. C'est juste très difficile. C'est un peu triste, à vrai dire, qu'on en soit même à parler de ça », a-t-il conclu, comme pour refermer une plaie à vif. « C'est ainsi. Vous n'avez pas à vous apitoyer sur mon sort. Je m'en sortirai. » Il a tenu à souligner que l'argent ne serait jamais le moteur d'une telle décision : sa passion pour le sport a toujours été, et reste, son unique boussole.