La Commission de sécurité joue un rôle très important en MotoGP afin de garantir les meilleures conditions pour le déroulement du week-end.
Suzuka 2003, Daijiro Kato perd la vie après un accident sur le circuit de Suzuka. De ce drame qui a emporté l'un des espoirs japonais est née une commission visant à garantir la sécurité des pilotes sur les circuits.
"Après l'accident de Daijiro Kato à Suzuka en 2003, nous savions que la situation ne pouvait plus durer. Valentino Rossi, Kenny Roberts Jr. et moi avons alors fondé la Commission de sécurité, et Dorna nous a immédiatement apporté son soutien", déclare Loris Capirossi.
Une Commission de sécurité présente chaque week-end
Le travail de la Commission de sécurité débute le jeudi avec un tour du circuit, où l'ensemble des éléments, à savoir l'état de la piste, les vibreurs et les bacs à graviers, sont vérifiés.
"Le jeudi, nous parcourons la piste à pied, vérifiant les vibreurs, les lignes blanches, les bacs à gravier. Les pierres doivent être un demi-centimètre plus basses que l'asphalte – cela peut paraître anodin, mais ce genre de détail peut faire toute la différence. Le pilote ne doit sentir aucun obstacle en entrant dans le bac à gravier. Il doit glisser, et non pas bondir", ajoute Loris Capirossi.
Le lendemain, une réunion a lieu avec les pilotes après la Practice. C'est devenu un rendez-vous incontournable depuis l'instauration de la Commission de sécurité.
"Depuis 2003, tous les vendredis à 17h45. On y parle du circuit, des modifications apportées, des événements de la veille. Si un problème est survenu le week-end précédent, il est abordé lors de ces réunions. C'est un peu comme un parlement de la sécurité des pilotes", explique-t-il.
Des progrès dans la sécurité en MotoGP
Le travail de la Commission de sécurité a laissé des traces visibles au cours des deux dernières décennies : nouveaux grillages, zones de dégagement élargies, rayons de virage modifiés et, dans certains cas, décisions importantes.
"Nous avons abandonné Suzuka car le circuit était trop dangereux. C’était difficile. Suzuka est le circuit fétiche de Honda. Mais c’était nécessaire. Dorna nous a soutenus à l’époque, malgré les difficultés politiques", déclare Loris Capirossi. "Aujourd'hui, nous avons un niveau de sécurité impensable il y a 20 ans. Néanmoins, nous ne cessons jamais de nous améliorer. Chaque accident, chaque chute est analysé. Nous apprenons constamment."
Comme le résume le triple Champion du Monde (1990 et 1991 en 125cc et 1998 en 250cc), "la Commission de sécurité est née de la souffrance, mais elle a transformé le MotoGP".