La Mercedes-AMG n°3 du Verstappen Racing filait vers la gloire mais un bris mécanique a transformé ce rêve en cauchemar, offrant la victoire à la voiture-sœur, la n°80.

La Mercedes-AMG n°3 du Mercedes-AMG Team Verstappen Racing avait réussi à étendre son avance entre 9h00 et 11h30, portant son écart à plus de trente secondes sur la n°80, autre GT3 officielle de la marque. Mais alors que la victoire semblait tendre les bras à l’équipe, le destin a frappé : une panne technique a mis fin à leurs espoirs dans la 54ᵉ édition des 24 Heures du Nürburgring.

Verstappen et ses coéquipiers, si proche du bonheur !

« C'était très bien », raconte Max après son relais de dimanche matin, alors que la n° 3 menait toujours la course. « De retour à la lumière du jour, j'ai essayé de rouler prudemment tout en conservant un bon rythme et en évitant les incidents. Je me sentais bien, la voiture fonctionnait bien. » Des mots simples, presque sereins, qui contrastent avec la tragédie mécanique à venir.

Évoquant la conduite d’une GT3, Max ajoute : « Cette compétition, le style des courses d'endurance avec des coéquipiers, faire une course de 24 heures, surtout ici, est incroyablement exigeante. C'est tout cet ensemble. » À la question de savoir s’il reviendra l’an prochain, il répond : « Bien sûr je vais tout faire pour y être, mais cela dépendra surtout de mon agenda. »

Peu après 9h00, une pluie fine commence à tomber, ralentissant légèrement les temps au tour. Pas assez toutefois pour justifier les pneus pluie : un piège subtil, typique du Nürburgring. Max boucle un double relais magistral, faisant passer l’écart avec la n°80 de 5 secondes à 33 secondes. À 11h00, après 130 tours, Max passe le volant à son coéquipier Dani Juncadella. Mais quelques tours plus tard, l’Espagnol rentre soudainement aux stands, la voiture ayant perdu toute vitesse. Le verdict tombe : problème d’arbre de transmission.

Dans le box, l’équipe Winward Racing s’active, mais le mal est fait. La n°3 plonge au classement, et après 133 tours, la course est perdue. La victoire s’envole... La Mercedes-AMG n°80 du Team Ravenol récupère alors la tête de la course. Derrière, la lutte pour les deux autres places du podium reste incertaine, la tension montant à chaque tour. Et c’est finalement cette n°80 (pilotée par Maro Engel, Luca Stolz, Fabian Schiller et Maxime Martin) qui remporte la légendaire épreuve.

Partie de la 20ᵉ position, elle triomphe sur la mythique Nordschleife, profitant de l’abandon du Verstappen Racing à trois heures de l’arrivée. Une victoire forgée dans l’ombre, révélée par le destin. Le Nürburgring, une fois encore, a choisi son histoire.

Le PDF ne peut pas être affiché directement dans votre navigateur.

Ouvrir le PDF