Alors qu'on se dirigeait vers un triplé Cadillac, la BMW N°15 a pris le meilleur temps des essais libres 3 des 24 Heures du Mans devant l'Alpine N°36. La séance a été interrompue une fois au drapeau rouge et Peugeot ne se sort pas du fond de tableau.
Les premières minutes de cette 3e séance d'essais libres ont débuté par la sortie sans conséquence pour Valerio Rinicella sur l'Oreca N°28 d'IDEC Sport (LMP2), au niveau d'Arnage. Chez les Hypercar, la BMW N°20, victorieuse à Spa Francorchamps, est partie en premier avec le Néerlandais Robin Frinjs à son volant. Ce fut parti pour trois heures de chasse au chrono et de travail des longs relais.
BMW et Genesis impressionnent au Mans

©France Racing/Pierre Pichot
Dès le début de la séance, la Cadillac N°12, partie en pole l'an dernier, a mis tout le monde d'accord grâce à Will Stevens et n'a jamais quitté le sommet de la feuille des temps de toute la session. Et les signes sont très encourageants pour le constructeur américain : ses trois voitures se sont placées en tête des EL3 : les N°12 et N°38 du WEC, exploitées par Jota, puis la N°101 du Wayne Taylor Racing ont verrouillé les trois premières places...Jusqu'à ce que les concurrents se décident à améliorer leurs marques.
Ce fut notamment le cas des BMW N°15 et 20 de Dries Vanthoor et Sheldon van der Linde, qui ont échoué aux 2e et 3e places à respectivement 11 millièmes et un dixième de la Cadillac N°12. Tout le monde a choisi d'attaquer un peu plus dans les dernières minutes. Mieux encore : Victor Martins a placé l'Alpine N°36 au 2e rang
Chacun a pu également retravailler les longs relais, avec des rythmes assez homogènes. La moyenne des derniers essais libres se chiffrait aux alentours des 3'28" au tour, à l'avantage des Cadillac. Toutes les Hypercars, y compris les surprenantes Genesis N°17 et N°19 (5e et 10e des EL3), pouvaient tenir des temps réguliers sous les 3'30" au tour dans les conditions diurnes. Cette même N°19 était la plus rapide en ligne droite, avec 340 km/h affichés au radar.
Le clan Peugeot vit un début de 24 Heures du Mans absolument cauchemardesque, non seulement après l'élimination de la première phase des qualifications hier soir, mais en plus en fermant la marche de ces EL3, dans l'ordre des N°94 et N°93. Il reste à espérer que les 9X8 soient plus à l'aise dans l'exercice de la course et qu'elles puissent rester dans le coup au moins pour les points.
LMP2 : la piste du Mans réussit au Forestier Racing by Panis

©France Racing/Pierre Pichot
La classe intermédiaire comporte cette année 19 équipages et promet comme toujours une énorme bagarre. La référence chronométrique a été signée par l'Oreca N°29 du Forestier Racing by Panis, avec un chrono en 3'34"252. C'était seulement un petit millième devant la N°30 de l'équipe Duqueine et sa pilote vedette, Doriane Pin, meilleur temps des qualifications hier soir.
Les yeux restent tournés vers la voiture tenante du titre dans la Sarthe, la N°43 d'Inter Europol Competition : elle s'est classée au 12e rang de ces EL3, à plus d'une seconde et demie de la tête du classement LMP2. Ces essais libres doivent toutefois être pris avec prudence quant à la hiérarchie, étant donné les écarts infimes que l'on peut voir en qualifications.
Daniel Schneider a provoqué l'unique drapeau rouge de ces essais libres 3 en plantant l'Oreca N°222 de United Autosport dans le mur de la chicane du Raccordement. Les dégâts n'étaient pas énormes, mais suffisants pour que le Brésilien doive mettre pied à terre.
LMGT3 : Aston Martin se montre au Mans
Enfin, la classe Grand Tourisme des 24 Heures du Mans réserve toujours énormément d'incertitudes. Eduardo Barrichello, juste avant de céder son volant, a placé l'Aston Martin N°23 du Heart of Racing en tête, avec un chrono en 3'53"728, juste devant la BMW N°32 de WRT.
Le clan français est notamment représenté par l'équipe Akkodis ASP et ses deux Lexus. La N°87 s'est hissée au 3e rang de la catégorie, la N°78 au 5e avec un retard très limité sur la tête de ces EL3. Quant à l'Aston Martin N°59 du Racing Spirit of Léman, elle s'est classée à la 12e place, grâce à son trio 100% français (Clément Mateu/Marius Frossard/Valentin Hasse-Clot).
L'une des autres coqueluches du public, Lilou Wadoux, pilote la Ferrari N°150 du Richard Mille AF Corse. L'Amiénoise et ses équipiers Custodio Toledo et Riccardo Agostini n'ont pas fait mieux que le 19e chrono sur 25 équipages. La BMW N°69, victorieuse des 6 Heures d'Imola, est tombée en panne dans la ligne droite des Hunaudières, sans provoquer d'interruption majeure de la séance.
Le classement des EL3


