À l’aube de son Grand Prix national, Fernando Alonso a lâché une petite bombe en admettant que cette édition 2026 à Barcelone pourrait bien être sa toute dernière apparition en Formule 1 sur ses terres.
Fernando Alonso a confessé que le rendez-vous espagnol de cette semaine pourrait être la dernière apparition dans sa carrière. Cette prise de conscience fait suite au bouleversement du calendrier officialisé plus tôt cette année : après avoir été un pilier inamovible de la F1 depuis 1991, le Circuit de Barcelone-Catalunya va désormais alterner avec Spa-Francorchamps, s'assurant une présence uniquement pour les années paires.
Alonso, retraité fin 2027 ?
Pour le double champion du monde, dont le contrat avec Aston Martin expire à la fin de la saison, prolonge la réflexion sur son avenir de quadragénaire dans les cockpits. S'il a récemment admis que ses envies de paternité commençaient à modifier ses priorités, le feu sacré de la course ne s'est pas éteint. Reste que la perspective de rouler encore en 2028 paraît lointaine, même pour l'inoxydable Ibère.
« Ce week-end s'annonce particulièrement intense en émotions. C’est probablement ma dernière course à Barcelone en Formule 1, et je veux en profiter pour remercier tout le monde », a glissé Fernando Alonso. « Je vais croquer dans ce week-end à pleines dents. Nous ne serons pas compétitifs, et je ne ferai pas de vieux os en qualifications — en course, j’espère tenir plus longtemps, mais nous n'aurons pas le rythme que tout le monde espère. Je veux juste que les fans profitent de la fête. Venir ici a toujours été une immense célébration. C’est mon 23e Grand Prix sur cette piste et chacun d’eux a été magique. Cette dernière partition doit l'être tout autant. »
Il faut dire que l'ambiance n'est pas franchement à la fête au sein de l'écurie Aston Martin. Les Verts traversent une terrible crise de performance, englués dans les profondeurs du classement depuis le coup d'envoi de la saison. Si Alonso est parvenu à arracher in extremis le tout premier point de l'équipe lors du dernier Grand Prix de Monaco, il refuse de vendre du rêve à son public en faisant miroiter un exploit similaire à ses victoires d'anthologie de 2006 (avec Renault) ou 2013 (avec Ferrari).
Relancé sur ses chances de figurer encore sur la grille lorsque Barcelone fera son retour au calendrier dans deux ans, le vétéran espagnol est resté d'un pragmatisme absolu :
« Je n’ai aucun plan arrêté. Je prendrai la décision de rempiler ou de raccrocher après la trêve estivale. Barcelone saute l'année prochaine, alors si je ne sais déjà pas ce que je ferai l'an prochain, il m'est strictement impossible de me projeter dans deux ans. En réalité, cette saison, j'aborde chaque circuit en me disant que c'est potentiellement la dernière fois. C'était le cas en Australie, en Chine, à Monaco... Mais ici à Barcelone, le sentiment est forcément décuplé puisque la course n'aura pas lieu en 2027. »