Sébastien Ogier a remporté la super spéciale d’Athènes, lançant le Rallye de l’Acropole sur un premier éclat.

Sébastien Ogier a signé le meilleur départ au EKO Acropolis Rally Greece, en remportant la super spéciale d’ouverture disputée jeudi soir à Athènes.

Acropole, Ogier en premier leader !

Le nonuple champion du monde a établi un temps de référence de 1'38"2 sur les 1,86 km du tracé asphalté du Ellinikon Sports Park, devançant son rival Hyundai Thierry Neuville de 1,1 s lors de leur duel en tête‑à‑tête. Son équipier chez Toyota Gazoo Racing, Takamoto Katsuta, a réalisé le deuxième temps absolu, à 1,0 s d’Ogier, après avoir battu le leader du championnat Elfyn Evans de quatre dixièmes dans la dernière confrontation de la soirée. Neuville complète le top 3, un dixième derrière Katsuta.

Une foule compacte s’était massée dans ce décor taillé pour le spectacle, alors que le rallye s’ouvrait par cette courte mise en bouche avant de plonger, dès vendredi matin, dans les pistes de terre cassantes de Grèce.

« C’est agréable de voir autant de monde venu nous regarder », a confié Ogier. « Évidemment, le vrai rallye commence demain. Mais être en Grèce est déjà un plaisir. C’est un rallye tellement historique. Nous savons qu’un défi difficile nous attend, comme toujours ici. Nous ferons tout pour provoquer notre chance ce week‑end, car elle jouera un rôle important dans le résultat. »

Katsuta, qui s’élancera deuxième sur la route vendredi, reconnaît que la patience sera essentielle lorsque le rallye quittera Athènes pour les montagnes. « Je suis toujours prêt », sourit-il. « Ce sera un week‑end difficile, donc il faudra être patient. » Neuville, auteur du meilleur temps du shakedown jeudi matin pour Hyundai Shell Mobis, a signé un départ propre dans un rallye qu’il a remporté en 2022 et 2024. Le Belge vise un résultat fort alors que le championnat entame sa série finale de manches sur terre.

« C’est super de commencer un nouveau rallye terre », explique-t-il. « Je me sens bien dans la voiture et j’ai hâte d’y être. On essaie juste de profiter et de rouler à notre rythme. Le rallye n’est terminé qu’à la toute dernière spéciale, au tout dernier virage. »

Sami Pajari signe le quatrième temps, à 1,2 s d’Ogier, un chrono qu’il partage avec Oliver Solberg. Pajari a brièvement mené après avoir battu la référence initiale de Dani Sordo, tandis que Solberg a devancé la Ford M‑Sport de Jon Armstrong de 1,6 s. « On essaie encore une fois de faire de notre mieux », explique Pajari. « C’est tellement agréable de voir la foule nous encourager. Demain, et surtout samedi, seront des journées très longues. » Evans, sixième à 1,4 s, a immédiatement tourné son attention vers les spéciales de terre qui l’attendent vendredi, lui qui ouvrira la route en tant que leader du championnat.

« Ce sera clairement un week‑end difficile », prévient-il. « Ce sera rocheux et assez cassant. Comme toujours, il faudra trouver l’équilibre entre aller vite et préserver la voiture et les pneus. C’est tout l’enjeu. »

McErlean en duel, tandis que Sordo signe le huitième temps pour son retour dans la troisième i20 N Rally1. Sordo a ouvert son rallye face à son compatriote Alejandro Cachón, engagé en WRC2 sur une Toyota GR Yaris Rally2. Il remporte la manche de 2,5 s, même si son chrono n’est que 0,4 s plus rapide que la référence WRC2 signée plus tôt par Yohan Rossel sur la Lancia Ypsilon Rally2. Armstrong, Yohan Rossel et Léo Rossel complètent le top 11.

Les équipages embarquent ce jeudi soir sur un ferry reliant Corinthe à Itea, avant la première étape terre de vendredi. Six spéciales totalisant 129,22 km les attendent pour la journée la plus longue du rallye, avec Bauxites en ouverture vendredi matin.

© WRC