La saison du World Endurance Championship (WEC) est lancée par le traditionnel « Prologue ». Mais cette saison, ce n’est pas sur le sol français qu’il s’est disputé mais bien sur les terres italiennes où se sont déroulés les premiers essais de la saison 2017. 

Toyota et Porsche sans Audi

L’Autodromo Nazional di Monza s’est mis aux couleurs de l’endurance et cela n’était pas arrivé depuis 2008 lors de la manche du Le Mans Series où à l’époque, Peugeot et Audi menaient la danse en LMP1. En ce début de saison, la bagarre est déjà lancée à quinze jours de la première manche à Silverstone (15 et 16 avril). Toyota et Porsche sont les deux derniers constructeurs à se battre encore pour le titre. L’absence d’Audi laisse toujours un goût amer pour les fans d’endurance et une place vide sur la piste. Tout le monde a encore les images des derniers tours de roues de la R18 lors des 6 heures de Bahreïn l’an dernier.

Mais revenons à 2017 où Toyota est bien parti pour faire oublier sa prestation de l’an dernier et surtout celle des 24 heures du Mans. La TS05 Hydrid #8 du trio Davidson/Nakajima/Lapierre a réalisée le meilleur temps. Pour son retour dans le baquet de la LMP1, Nicolas Lapierre n’a rien perdu de la conduite de la nippone et effectue le meilleur tour en 1’30″547 alors que la seconde Toyota pointe qu’à neuf dixième. Chez Porsche, c’est plutôt soft. Les deux 919 Hydrid pointent à la troisième et quatrième place à plus de deux secondes des deux Toyota. Mais il est bien trop tôt pour commencer à tirer des conclusions car les voitures allemandes sont très proches en termes de performance. Seule LMP1 privée, la CLM P1/01 du ByKolles Racing n’a montré son bout de nez pour seulement 6 tours. Le moteur Nissan de la P1 a connu quelques soucis et pour le team autrichien, cela complique les choses à quelques semaines de la première manche du WEC.

Alpine entre les Oreca

Quand on voit la qualité du plateau en LMP2, on se dit que c’est la catégorie où la bagarre va être la plus intéressante. C’est l’Oreca 07 du TDS Racing qui s’est montrée la plus rapide avec à bord le pilote français Matthieu Vaxivière. Le châssis français a mené le prologue face à l’écurie française Alpine/Signatech qui engage deux autos en P2. Avec une voiture sous le nom de « Vaillante Rebellion », en hommage à la célèbre bande dessinée « Michel Vaillant », Bruno Senna se place à seize centièmes de l’Oreca du TDS Racing et chose incroyable, ce sont quatorze LMP2 qui termine dans la même seconde.

Les GT Allemandes dominent sur les terres italiennes

Du côté du GTE-Pro, les nouvelles Porsche 911 RSR se sont montrées rapides et régulières dans les temps. Face aux américaines, Mickael Christensen a effectué le meilleurs temps en 1’47″379. Fred Makowiecki place l’autre Porsche à 0″136 seconde de sa sœur. Malgré de bon temps le dimanche après-midi, Harry Tincknell a montré une fois de plus les ambitions et la performance de Ford. En terme d’écart, ce sont deux dixièmes qui séparent les quatre premières autos de la catégorie Pro. Chez Aston Martin, c’est la soupe à la grimasse, les anglaises sont restées très distantes face à la concurrence.

En GTE-Am et sur leur sol, les Ferrari du Clearwater Racing et du Spirit of Race sont séparées de 0″205 secondes dimanche après-midi. Cette dernière, pilotée par l’espagnol, Miguel Molina, a pris le dessus sur la Porsche 911 RSR du Gulf Racing UK et celle du Dempsey Proton Racing. Les Porsche se sont laissées impressionner par les Ferrari, dominatrices dans cette catégorie GT-AM.

En tout, 30 800 kilomètres ont été parcourus pendant les 14 heures de roulage, découpées en 5 sessions.

Le WEC fera sa vraie rentrée les 15 et 16 avril à Silverstone pour la première manche de la saison. 28 autos s’élanceront pour 6 heures de courses sur le circuit anglais où l’on se souvient, l’an dernier, des flocons de neige avait fait leur apparition.