Alors que les Jeux Olympiques ont commencé, la question du dopage ressurgit. Si certains sports ont une plus grande exposition que d'autres, qu'en est-il pour le sport automobile ?

Le dopage touche tous les sports. Si certains comme le cyclisme ont une plus grande exposition, avec des affaires courantes, d'autres le sont moins comme le sport automobile. Cependant, cela ne signifie pas qu'il n'y a aucun contrôle.

Chaque pilote subit deux contrôles par an. Un se fait sur les circuits, l'autre au domicile du pilote. L'Agence Mondiale Antidopage (AMA) effectue le contrôle. Au 1er janvier dernier, l'AMA a retiré l'alcool de sa liste des produits dopants en sport automobile. Mais d'autres produits sont interdits dans les compétitions de la FIA comme les bêtabloquants.

"Je ne suis ni un optimiste professionnel ni un naïf. J'ai travaillé côte à côte avec des pilotes pendant de nombreuses années. Je sais ce qu'ils font dans la voiture de course. Mais je sais aussi qu'il n'y a presque aucun médicament qui augmenterait leur performance en course. Les pilotes le savent aussi'', déclare Gary Hartstein, ancien docteur de la F1.

De rares cas en sport automobile

A ce jour, il existe quelques cas de dopage. Rubens Barrichello fut sous les projecteurs en 1997. Le pilote brésilien était positif à l'éphédrine présent dans un décongestionnant nasal. Ce médicament était en vente libre. Il n'eut qu'un avertissement, Sid Watkins jugeant que la performance du conducteur n'aurait pas pu être améliorée par la substance.

Tomáš Enge est positif au cannabis en 2002 lors de la course en Hongrie de F3000. Il est disqualifié de cette course, perdant ainsi le titre. C'est à nouveau le cas en 2012 où il sors positif d'un autre contrôle antidopage.

On peut parler également de Luca Moro. Lors d'une manche de GT en 2006, il est positif au Benzoylecgonine. La FIA le suspend pendant deux ans. Aussi, la même chose arrive à Franck Montagny. Contrôlé positif à la même substance, il subit le même sort.