Parti depuis la pole position, Antonelli a réussir à la convertir en victoire, pourtant rien n'était facile ce dimanche à Spa-Francorchamps.
Partir en pole position à Spa, comme bien souvent, ce n'est pas une assurance pour garder la tête au premier tour, et Antonelli en a fait les frais. L'Italien a cependant rendu la monnaie de sa pièce rapidement, empêchant Verstappen de boucler le premier tour aux commandes, avant de dicter sa loi d'entrée de jeu.
Antonelli s'est méfié des Ferrari
En revenant sur ce premier tour après la course, le leader du championnat a avoué avoir été complètement largué par ce départ sur les chapeaux de roues. Il a expliqué que Verstappen lui avait grillé la politesse en un éclair avant l'Eau Rouge, pour finalement qu'il reprenne les rênes un instant plus tard. Antonelli a aussi avoué être tombé des nues en voyant Charles Leclerc arriver presque à sa hauteur, racontant qu'il a passé toute la ligne droite le nez dans ses rétroviseurs, en essayant simplement de sauver les meubles pour conserver la première place. Malgré ce remue-ménage, il était ravi que tout le monde s'en sorte sans une égratignure au premier tour :
« Pour être franc, j'étais complètement paumé avec ce qui se passait parce que Max m'a déposé en vol avant l'Eau Rouge, et ensuite je lui ai rendu la pareille. Puis j'ai vu Charles débouler presque à ma hauteur, et je me suis dit : "C'est quoi ce délire ?" J'étais dans le brouillard total. J'essayais juste de m'accrocher à ma position en piste, et j'avais les yeux rivés dans mes rétros tout le temps parce que je voyais une véritable meute de voitures arriver. C'était un départ de fous furieux, mais par chance, on s'en est sortis sans casse. »
Enfin, en repensant à son bras de fer pour la victoire contre Charles Leclerc et sa Ferrari, qui a tenu le public en haleine jusqu'aux derniers tours, Antonelli a reconnu qu'il s'attendait à ce que la Scuderia ait du répondant après leur rythme d'enfer lors des essais.
Il a expliqué que Ferrari avait l'ascendant dans les virages 12 et 13, où le train arrière d'Antonelli avait tendance à manquer de grip, tandis que la Mercedes montrait les muscles dans les courbes lentes. Du coup, c'était un vrai casse-tête de rester devant dans le deuxième secteur.
« Ils étaient dans le coup en essais libres aussi. Leurs longs relais n'étaient vraiment pas moches. On savait donc qu'ils allaient jouer les trouble-fêtes, et aujourd'hui ça a juste confirmé qu'ils étaient au rendez-vous. Ils mettaient le paquet dans les virages 12 et 13 par rapport à nous. J'étais un peu à la peine avec l'arrière à cet endroit. Mais en revanche, on avait du mordant dans les virages à basse vitesse. C'est pour ça que ce n'était pas une partie de plaisir, surtout pour tenir la baraque dans le secteur deux. On s'attendait clairement à ce qu'ils soient rapides aujourd'hui. »

