Grand Prix du Canada 2017 : Présentation et Horaires

2017-06-09T00:40:53+00:00vendredi 9 juin 2017|Formule 1|

Le continent Nord-Américain nous accueille donc pour le Grand Prix du Canada à Montréal, pour ce qui sera la septième manche de ce championnat. Nous laissons derrière nous les rails, la piste étriquée de Monaco et les incessants changement de rapports de boite, pour de longues lignes droites, vitesses élevées et freinages sollicitant les étriers et les disques !

Le Circuit Gilles Villeneuve sur l’Île Notre-Dame est un tracé semi-permanent de 4,361 km à parcourir 70 fois pour 305,270km. Rappelons que suite aux événements de l’épique édition de 2011, le règlement limite depuis la durée maximum de la course, interruptions comprises, à 4 heures.

Le Circuit

© FIA.com - Track Canada

© FIA.com – Track Canada

C’est un circuit sans dégagements, la proximité des murs de béton, et les quelques dégagements d’herbe accusant leur carences de sécurité moderne, sont propices aux interventions de la voiture de sécurité ! La voie de stands est l’une des moins pénalisante de la saison, ce qui peut laisser espérer une mise en pratique de stratégies plus lisibles, si tant est que les écuries les pratiquent. Le profil d’accélération/freinage et la possibilité de doubler permet de prendre le départ et d’opter pour des relais alternatifs peu handicapants.

En effet une écurie du milieu de tableau peut, si les tacticiens s’empreignent de génie, glaner un résultat au-dessus de la valeur de leur hiérarchie. On se souviendra de l’édition 2014 où Force India a tenté, et réussi, le pari d’un seul arrêt avec à la clé une cinquième place finale pour Nico Hülkenberg et une meilleure position possible encore, la quatrième, pour Pérez si celui-ci n’avait pas eu le malheur d’avoir un kamikaze derrière lui, en la personne de Massa…
Ses longues lignes droites font la part belle à la Vitesse Maximale, réduisant l’écart habituel entre les gommes des spécifications différentes apportées par le manufacturier unique, Pirelli.

Ici, la priorité est donnée aux « moteurs », d’où les évolutions apportées par les constructeurs qui tentent de fiabiliser leur éléments mécaniques. Avoir une carence de puissance sur ce tracé est un fardeau imputable aux résultats. La cavalerie est importante pour les vitesses de pointe, mais il faut également une fiabilité sans faille, tant les freins sont sollicités ardemment pour que les monoplaces puissent négocier les chicanes sans devoir frotter les murs ou les rails.

Quelques anecdotes pour le tracé canadien :

  • Michael Schumacher détient le record du nombre de victoires avec un total de 7 réalisations. La première avec Benetton en 1994, les suivantes avec Ferrari en 1997, 1998, 2000, 2002, 2003 et 2004.
  • Lewis Hamilton est le second lauréat ici, avec 5 victoires. De sa première en carrière avec McLaren en 2007, puis 2010, 2012, 2015 et 2016. D’autres pilotes ont remporté leur première course ici : Gilles Villeneuve en 1978, Thierry Boutsen en 1989, Jean Alesi en 1995, Robert Kubica en 2009 et récemment Daniel Ricciardo en 2014.
  • D’autres pilotes du plateau ont gagné ici à Montréal, et pour une seule édition, c’est le cas de : Kimi Räikkönen en 2005, Fernando Alonso 2006, Jenson Button en 2011, Sebastian Vettel en 2013.
  • C’est Michael Schumacher qui détient le plus grand nombre de pole positions avec 6 réalisations (1994-95, 97, 99, 2000-01). Lewis Hamilton en comptabilise 5 (20007-08, 2010, 2015-16).
  • La pole position n’est pas cruciale ici, seulement 50% des poleman se sont imposés. Jacques Laffite est le pilote ayant remporté la course en s’élançant le plus loin sur la grille, en 1981 à bord d’une Ligier. Kimi Räikkönen et Jenson Button en fait tout autant mais en s’élançant depuis la septième position de la grille.

Zones du DRS

Pour ce Grand Prix du Canada, il a une zone de détection et deux zones d’activation du DRS :

– La zone de détection sera située 110m avant le virage 9.
– La première zone d’activation du DRS sera située dans la ligne droite avant la chicane et le mur des « Champions », soit 55m après le virage 12.
– La deuxième zone d’activation sera dans la ligne droite des stands, soit 70m après le virage 14.

Les Pneus

C’est à nouveau le même choix pneumatique de Monaco qui a été proposé aux équipes, à savoir les gammes les plus tendres de chez Pirelli. Le tendre, Soft à bande jaune, le super-tendre, SuperSoft à bande rouge et enfin l’ultra-tendre, UltraSoft à bande pourpre. Les pneus pour conditions humide et de pluis, restant toujours les pneus rainurés Intermediate à bande verte, et les pneus sculptés, Wet à bande bleue.
Ici, l’asphalte n’est que peu abrasif, donc le choix des tendres est privilégié ! Attention toutefois aux zones de forts freinages, pour ne pas endommager ses gommes.

© Pirelli Motorsport - Canada
© Pirelli Motorsport – Canada

Le Commissaire-Pilote

Le pilote-commissaire sera Derek DALY, ce pilote de F1 Irlandais est passé par les écuries Theodore, March, Ensign, Williams ou encore Tyrell. Engagé pendant 5 saisons (1978-1982), il continua les sports mécaniques après sa carrière F1. Il réchappa miraculeusement d’un terrible accident en CART en 1984, lorsque sa monoplace se disloqua sur l’année de vitesse du Michigan.

© FIA.com - Derek DALY

© FIA.com – Derek DALY

Les Horaires du Grand Prix

Conférence de presse du jeudi :

Partie 1 :

Fernando Alonso (McLaren)
Lewis Hamilton (Mercedes)
Jolyon Palmer (Renault)

Partie 2 :

Marcus Ericsson (Sauber)
Sergio Perez (Force India)
Lance Stroll (Williams)

Conférence de presse du vendredi :

Partie 1 :

James Allison (Mercedes)
Maurizio Arrivabene (Ferrari)
Guenther Steiner (Haas)

Partie 2 :

Jody Egginton (Toro Rosso)
Yusuke Hasegawa (Honda)
Paddy Lowe (Williams)

Vendredi  :
Essais Libres 1 à 10h00 / 16h00 heure française
Essais Libres 2 à 14h00 / 20h00 heure française

Samedi :
Essais Libres 3 à 10h00 / 16h00 heure française
Qualifications à 13h00 / 19h00 heure française

Dimanche :
Course à 14h00 / 20h00 heure française