Jean Todt pointe du doigt les simulateurs

2018-12-04T01:39:28+00:00mardi 4 décembre 2018|Formule 1|

Jean Todt, Président de la FIA, s’est exprimé sur l’évolution de la F1 au cours des dernières années. Il pointe du doigt une pratique moderne.

Les essais en F1 ont été limités. Ainsi, les équipes disposent de deux sessions de quatre jours durant l’hiver et de trois sessions de deux jours au cours de la saison, les essais Pirelli à Abu Dhabi compris.

Pour se préparer, les équipes comme les pilotes disposent d’un simulateur. Cet outil, utilisé sans restrictions, est devenu un nouveau travail à temps plein en F1. Jean Todt regrette l’avènement de cet outil.

« J’ai le sentiment que c’est trop. La simulation, les pilotes simulant sur les circuits de course dans l’usine pendant le week-end de Grand Prix ou à toute autre période, sans aucune limitation. D’une certaine manière, le passé me manque parfois », admet-il à Sky Sports. « Les essais privés me manquent. Tout le monde se plaignait qu’il y avait trop d’essais privés. Au moins, vous pouviez voir ce qui se passait. Probablement que c’était trop, mais maintenant je pense qu’il y a trop de simulation cachée en usine. Parfois la modernité est bonne mais elle devrait aussi être un peu plus contrôlée ».

La fiabilité importante des équipes

Outre les simulations, Jean Todt remarque la grande fiabilité des voitures d’aujourd’hui. Mercedes n’a abandonné que deux fois sur problèmes mécaniques, en Autriche.

« L’évolution du sport automobile, de l’automobile, est absolument fascinante. Les choses changent, parfois en bien, parfois en moins bien. Les F1 sont trop fiables », ajoute-t-il.

Rappelons qu’en 2003 et en 2004, les deux Ferrari n’ont jamais abandonné suite à un problème mécanique.