Faire vivre une série de formule de promotion est un véritable exercice périlleux. La FIA F3 ne fait pas exception. En concurrence directe avec le GP3, elle se doit d’offrir un bon spectacle à moindre frais. Il est nécessaire de réduire les coûts, tant pour les équipes que, par conséquent, pour les pilotes. Ces jeunes pilotes qui investissent des sommes folles pour avancer dans leur sport. Quelques changements ont déjà été apporté au règlement technique 2017 de la FIA F3. Et c’est aujourd’hui le règlement sportif qui a été modifié.

Plusieurs points ont améliorés dans l’unique but de diminuer les dépenses. Ainsi, les pilotes ont désormais une limite d’âge de 25 ans. Mais ils pourront désormais participer à 4 saisons complètes, dont deux saisons consécutives. De plus, le rookie de la saison continuera de percevoir la prime lancée la saison dernière. Cette prime sera augmentée et élargie à l’équipe et au championnat pilote.

Autre dépense importante, les frais d’entrée payés pour participer au championnat. Ainsi, le coût pour la saison est de 2 000€ par nombre de courses, au maximum 18 000€ pour la saison complète. En cas d’inscription tardive, ils seront de 3 000€. La période pour soumettre son inscription a également été allongée jusqu’à la semaine avant les premiers essais hivernaux.

Une limitation du nombre de personnel présent sur les circuits pendant les week-ends de course a aussi été établie. Les équipes et les officiels se sont entendus afin de réduire les masses tout en restant opérationnel. Le nombres de camions et remorques est lui aussi limité, évitant ainsi des motor-home disproportionnés.

Les pilotes peuvent effectués 12 jours de test, soit 6 jours officiels et 6 jours de tests privés. Mais les tests privés seront désormais obligatoirement sur des circuits qui ne sont pas dans le calendrier. De quoi réduire les coûts et éviter les déséquilibres entre les équipes.

Partage des données et économies sur la monoplace

Toutes les équipes se sont mises d’accord sur un partage des données concernant les freinages, l’accélération et les vitesses. Ces données concernent le meilleur temps des pilotes le plus rapides des deux équipes les plus rapides. Les datas seront accessibles après les qualifications, afin de permettre aux plus petites équipes de s’améliorer.

Les moteurs également sont concernés par les économies. Le Conseil Mondial du Sport Automobile a prolongé l’homologation des moteurs jusqu’à la fin de l’année 2019. Permettant ainsi une adéquation avec l’homologation des châssis. Les moteurs ne subiront donc aucun développement pendant encore deux saisons, ce qui devrait diminuer les coûts. Ce coût ne doit d’ailleurs pas dépasser les 65000€ pour l’année. Et les services sont compris dans ce tarif maximal autorisé.

De plus, les pénalités pour changement de moteur ont été modifiées. Le délégué technique de la FIA pour déterminer si les changements ont lieu en raison d’un problème mécanique ou électronique. Auxquels cas, une pénalité unique de 10 places sur la grille sera distribuée. Auparavant, il s’agissait d’une pénalité sur les 3 courses suivantes. Si le changement de moteur est nécessaire en raison d’un accident causé par une tierce partie, aucune pénalité ne sera appliquée.

Enfin, même l’aéro de la monoplace est limité. L’utilisation de la soufflerie est interdite. Le fournisseur du châssis devra présenter toutes les données aéro à chacune des équipes. Permettant ainsi à tous les compétiteurs d’avoir les mêmes données fiables. Ces derniers ne peuvent également pas ajouter des pièces sur la monoplace qui créées un avantage aérodynamique. En uniformisant les châssis, les moteurs, et en fixant des limites, la FIA espère réduire les coûts au maximum.