KTM a été présent en Moto2 entre 2017 et 2019, avec deux titres de vice-champion pilotes avec Miguel Oliveira (2018) et Brad Binder (2019). Mais la marque autrichienne ne prévoit pas de revenir. 

2019 marque la fin de KTM en Moto2, une saison avant l'arrivée de Triumph dans l'antichambre de la MotoGP. A l'époque, Stefan Pierer, à la tête du constructeur autrichien, expliquait à l'époque vouloir mettre toutes les ressources dans le programme MotoGP. Le pari est gagnant, avec trois victoires en 2020.

Bien que le constructeur soit absent en Moto2, il garde une place en étant partenaire de l'équipe Ajo, également présente en Moto3, où KTM est encore présent. Stefan Pierer ne regrette pas la décision prise de quitter la Moto2.

"Notre KTM RC 8C serait un bon produit pour le Championnat du Monde Moto2. Mais ce n'est plus un problème pour le moment. C'était juste que nous nous concentrions sur le MotoGP après 2019 et que nous redevenions compétitifs en Moto3'', explique-t-il à Speedweek.

Le programme junior, coûteux pour KTM

Le programme junior de KTM est l'un des plus proléfiques de la MotoGP. Ce programme est jalousé des autres constructeurs, qui n'hésite pas à tenter de piocher dans la filière autrichienne.

"Une décision aussi fondamentale pour la promotion ciblée des jeunes talents n'est pas si facile. Quand on voit la quantité de travail et d'argent qu'il faut pour s'occuper des jeunes pilotes et aussi pour participer au championnat du monde Moto3 parce que nous avons la passion d'aider au développement des jeunes pilotes, alors je regarde avec jalousie mon collègue Lin Jarvis de temps en temps. Il a acheté des pilotes de haut niveau comme Jorge Lorenzo, Maverick Viñales et Fabio Quartararo à Yamaha au cours des 15 dernières années'', souligne Pit Beirer dans une interview avec Speedweek.

"Mais vous ne pouvez pas toujours acheter des pilotes prêts à l'emploi. Cela ne fonctionne pas toujours. Et Dieu merci, il y a aussi des pilotes fidèles qui suivent des programmes juniors comme celui-ci, les apprécient et veulent rester avec cette marque. Nous voyons cela comme un avantage. D'une part, c'est très amusant pour nous, mais c'est beaucoup de travail et ça coûte beaucoup d'argent'', ajoute Pit Bierer.