L'ensemble du paddock est actuellement en Malaisie, sur le circuit de Sepang. Dans une semaine, le Grand Prix du Qatar devrait avoir lieu. Mais, la tension monte à ce sujet.

Chaque heure apporte sa rumeur sur le Grand Prix du Qatar. Depuis l'annonce non officielle de la tenue de la course à Losail, les pilotes se réunissent à ce sujet. Les différentes informations laissent entendre qu'une grande partie d'entre eux qui ne veulent pas y aller. Du côté des équipes, Honda et Yamaha hésitent encore à aller au Qatar. Mais, cela ne semble pas satisfaire l'organisateur du Championnat du Monde.

Pression par la sanction en MotoGP

Selon l'édition espagnole de Motorsport, Carmelo Ezpeleta a rappelé les engagements de chacun lors d'une réunion. Du côté des pilotes, il a souligné qu'ils sont contractuellement liés à leurs équipes et qu'en cas de refus individuel de participer au Grand Prix du Qatar, cela aura des conséquences pour les structures qui les emploient. Ce samedi, il a été jusqu'à menacer les pilotes d'une suspension pour les prochaines courses, au Portugal et à Valencia, s'ils ne prennent pas le départ à Losail.

De son côté, MotoMatters rapporte que les équipes ont été averties qu’une absence au Qatar constituerait un manquement à leurs engagements envers le Championnat du Monde et que des pénalités financières pourraient être appliquées.

Cette pression exercée par les instances n'est pas anodine. D'un côté, les pilotes semblent se rapprocher de la création d'une association destinée à mieux défendre leurs intérêts. Ils n'ont pas été consultés sur l'introduction des qualifications Sprint en 2027 et des sanctions ont été prévues en cas d'absence à certains événements promotionnels organisés durant les week-ends de course.

De l'autre, le Qatar représente un partenaire économique important pour le MotoGP. Le pays figure au calendrier depuis 2004 et sa compagnie aérienne est également l'un des sponsors du Championnat du Monde. Plus largement, les intérêts économiques du Qatar dépassent le MotoGP. Le pays est un partenaire important pour les sports mécaniques appartenant à Liberty Media.

Ce qui devait être un simple rendez-vous du calendrier se transforme peu à peu en bras de fer entre les acteurs du MotoGP. Alors que les rumeurs autour des sanctions se font entendre, le Grand Prix du Qatar prend une autre dimension : celle d'une course où les intérêts financiers semblent prendre le pas sur les préoccupations sportives et humaines. La 20e manche de la saison 2026 prend de plus en plus des allures de Grand Prix de la honte, sur fond de sportswashing.