Les 24 Heures du Mans ont été pour la première fois neutralisées dans la huitième heure. La Safety Car a permis à tout le monde de se regrouper, relançant ainsi tout le suspense dans chaque catégorie. La Toyota N°8 menait le général à minuit.
Le premier gros tournant de la course a eu lieu avec la catastrophe subie par la BMW N°15 de Dries Vanthoor, éliminée de la course à la victoire. Cette édition, très calme, voyait toujours BMW, Cadillac et Toyota s'échanger la tête par alternance, au gré des décalages stratégiques.
À 22 h 02, l'équipe Duqueine, sur l'Oreca N°30, menait toujours la classe LMP2, avec l'excellent travail réalisé par Richard Verschoor, Julien Andlauer et Doriane Pin. La perspective de voir la Française triompher pour son retour n'avait absolument rien d'utopique, même à ce stade de la course.
Enfin, chez les LMGT3, le match à trois entre l'Aston Martin N°27, partie de la pole, et les deux Lexus continuait, cette fois avec Ian James aux commandes de la voiture anglaise.
En tête du classement général, Ryô Hirakawa sonnait la charge avec la Toyota N°8 sur la BMW N°20 de Robin Frinjs, lequel devait de toute façon s'arrêter dans les tours à venir. Il a laissé la tête au Japonais, qui lui-même a laissé place à la Cadillac N°38 de Sébastien Bourdais.
Hélas pour les amateurs de sensations fortes, non seulement cette 94e édition était d'un calme olympien, mais elle restait difficile à lire au regard des stratégies très diverses, quelle que soit la catégorie. Il y avait tout de même quelques belles luttes directes à se mettre sous la dent.
Comme par exemple le combat à trois entre l'Alpine N°35 d'António Félix da Costa, la Ferrari N°51 de James Calado et la Toyota N°7 de Mike Conway. C'était alors la seule vraie grosse bagarre qui ait eu lieu vers les 22 h 30, sur tout le plateau de ces 24 Heures du Mans.
Première Safety Car, Cadillac doit tout recommencer
À l'entame de la huitième heure de course, Sébastien Buemi, sur la Toyota N°8, a opéré la jonction avec la BMW N°20 toujours pilotée par Robin Frinjs. La route des deux voitures de tête a été troublée par la malheureuse BMW N°15, qui n'avait plus que finir la course comme ambition. Celle-ci, avec Kevin Magnussen à son volant, a pris soin d'un petit peu bloquer la Toyota N°8, avant de la laisser filer vers la chicane Ford.
Il était intéressant désormais de constater que les deux équipages de tête n'étaient plus décalés que d'un tour en stratégie. Signe que la tactique de Toyota commençait à porter ses fruits : la N°8 s'arrêtait en même temps que la N°20, afin d'avoir une confrontation bien plus révélatrice. Sébastien Buemi n'a changé aucun de ses pneus, au contraire de Robin Frinjs, reparti derrière puis doublé par la Cadillac N°12 de Will Stevens.
Chez les LMP2, la démonstration de l'équipe Duqueine continuait, toujours avec Julien Andlauer aux manettes. Le Français précédait la N°343 d'Inter Europol et la N°26 de Vector Sport. La classe intermédiaire était déjà bien moins décousue et facile à déchiffrer.
À 23 h 10, Lexus occupait toujours la tête des LMGT3 avec les N°78 et N°87 de l'équipe Akkodis ASP, dans une lutte à distance avec l'Aston Martin N°27 du Heart of Racing.
Puis, vers 23 h 15, la BMW N°15, partie de la pole de ces 24 Heures du Mans, a été rentrée au garage, pour démonter tout le bloc avant. Autant dire qu'il n'y a absolument plus rien à espérer, même pas pour aller chercher un Top 10. Il en allait de même pour la LMP2 N°222 de United Autosport, rentrée dans le box.
En tête du général, Earl Bamber a fait parler la poudre avec la Cadillac N°38, en signant tout bonnement le meilleur tour en course au 123e tour, en 3'26"370.
Le leader de la classe LMP2, Julien Andlauer, s'est fait une frayeur à Muslanne avec la N°30 de Duqueine. Et dans les esses de la Forêt, la Ferrari N°54 du Vista AF Corse s'est accrochée avec une Ford de l'équipe Proton. La sortie de Francesco Castellacci a provoqué l'intervention de la voiture de sécurité, qui allait alors tout relancer et remettre les compteurs à zéro.
À minuit, la Toyota N°8 menait au classement général, Duqueine en tête des LMP2 toujours avec Julien Andlauer dans la N°30 et enfin, Aston Martin était au commandement des LMGT3, grâce à la N°27.