Après trois années de domination Ferrari, Toyota remporte les 24 Heures du Mans 2026 avec l'équipage Kamui Kobayashi, Mike Conway et Nyck de Vries. Il s'agit de la sixième victoire du constructeur japonais dans la plus grande course d'endurance. La BMW #20 termine à la deuxième position, tandis que la Toyota #8 complète le podium.
Ma Toyota est fantastique
C'est sous des couleurs de la Toyota GT-One de 1998 que Toyota renoue avec la victoire au Mans, après 381 tours de course. On ne s'attendait pas forcément à voir les Toyota aux avant-postes au vu des résultats de l'Hyperpole, mais c'était sans compter sur l'expérience et l’aspect stratégique, qui ont joué un rôle fondamental dans ces 24 Heures du Mans. Kamui Kobayashi décroche ici sa deuxième victoire dans la Sarthe après son succès en 2021, tout comme Mike Conway, tandis qu’il s’agit d’une première pour Nyck de Vries.
Pour profiter d’un maximum de clean air, les stratèges de Toyota ont décidé de décaler les deux voitures dès le départ, un choix payant d’entrée de jeu, en particulier pour la Toyota #8 qui a mené une bonne partie de l’épreuve.
Durant la première partie de course, la Toyota #7 était plutôt en retrait, mais dans la nuit, elle a largement profité des incidents et des abandons pour combler son retard, notamment grâce aux deux safety cars et à l’abandon de la Cadillac #38. La Toyota #8 a, de son côté, manqué de maîtrise avec une erreur de Hartley et une pénalité pendant la nuit, qui l’a fait rétrograder au classement.
En deuxième position, la BMW #20 n’a clairement pas démérité avec un trio de pilotes très efficace. Robin Frijns a tout tenté pour revenir sur Kobayashi en fin de course, en vain, mais il est parvenu à sécuriser la deuxième place face à Sébastien Buemi sur la Toyota #8, troisième à l’arrivée. Sheldon van der Linde et René Rast ont également été très solides tout au long de l’épreuve, notamment Rast en début de course, rapidement en tête avant d’être pénalisé par le premier safety car au début de la nuit. Il s’agit du premier podium de BMW au général au Mans depuis la victoire de 1999.
Dominatrice durant une bonne partie de la course, l’équipe Cadillac JOTA ne peut être que déçue avec une place au pied du podium. Le package était très performant, mais des erreurs d’exécution, combinées à un manque de rythme en fin de course avec Will Stevens, les ont empêchés de faire mieux. De son côté, l’équipe Wayne Taylor Racing a été trop souvent pénalisée, notamment pour des infractions sous régime de FCY, ce qui traduit un manque d’expérience en WEC.
Très visibles en début de course avec quelques accrochages, les Ferrari se sont faites plus discrètes au fil des heures. Elles terminent finalement aux 5e et 7e positions, de manière assez discrète mais efficace, en particulier la #83, que l’on n’attendait pas à ce niveau après une semaine compliquée.
Les Alpine ont également été discrète, terminant 6e et 10e mais la rapidité en piste de Victor Martins est a souligné pour ses débuts. Quant à Peugeot, il n'y a plus qu'a esperer que les performances vues lors des 6h de Spa-Francorchamps reviennent dés Interlagos.