Ce week-end, le WEC prend part aux 6 Heures de Fuji, sous fond de lutte acharnée pour les titres en Hypercar et en LMGT3. Quelques changements sont à voir dans les engagés, notamment chez Alpine. Enfin, le décalage horaire obligera à être très matinal.

La fin de saison, dont le programme a été chamboulé, promet d'être épique tant chez les prototypes que chez les GT. Et cela se passera sur le tracé du Fuji Speedway, réservant généralement des courses folles. BMW, Toyota et Ferrari se disputeront les couronnes pilotes et constructeurs, Corvette essaiera d'endiguer la remontée de ses rivaux en GT et Alpine finira avec deux duos pour finir à la fois sa saison et son programme Hypercar.

De Fuji à Monza, Alpine n'aura que quatre pilotes

Points chauds avant Fuji
©DPPI/FIA WEC

C'est l'actualité la plus récente autour du plateau WEC : le programme Signatech-Alpine se passera des services d'António Félix da Costa sur la N°35 et de Frédéric Makowiecki sur la N°36. Une bien triste fin de saison pour ces deux pilotes, en particulier le dernier nommé.

Dans le cas du Portugais, un retour chez Jota, cette fois sur une Cadillac et non plus une Porsche, est envisagé pour remplacer un Sébastien Bourdais sur le départ. Le Français en revanche n'a pas d'options viables pour l'instant, du moins pas officiellement.

Charles Milesi et Ferdinand Habsburg resteront donc seuls aux commandes de la N°35 pour ces trois dernières manches de la saison, tandis que Jules Gounon et Victor Martins seront en charge de la N°36.

L'incertitude règne toujours autour de l'avenir des troupes de Philippe Sinault : le groupe chinois Geely, notamment détenteur de Volvo et Lotus, semblait très proche de reprendre le flambeau pour l'année prochaine. Le fait que deux pilotes soient débarqués n'est jamais bon signe. Et comme un symbole, cela se produit là où Alpine a remporté son unique victoire en WEC avec sa LMDh, l'année dernière.

Batailles décisives à Fuji

Points chauds avant Fuji
©DPPI/FIA WEC

Au classement des pilotes Hypercar, les sept premières places ne se tiennent qu'en 21 points, soit un peu moins que ce que rapporte une victoire sur une course de 6 heures. Les trois premiers constructeurs (Toyota, BMW et Ferrari) ne sont espacés que de 26 unités. La tête des championnats peut basculer d'un côté comme de l'autre, d'autant que Fuji a toujours été propices aux outsiders.

On sait par exemple que les Cadillac sont des machines phénoménales en qualifications : on se souvient de la séance d'Austin, où la Ferrari N°51 et la Cadillac N°38 ont signé exactement le même tour, que les machines américaines avaient verrouillés la première ligne au Brésil...Autant d'exemples qui peuvent en faire une menace crédible.

Gare aux Alpine qui, depuis leur arrivée en WEC, ont toujours été très à l'aise sur le tracé de Fuji. La victoire était presque à portée de main en 2024, acquise l'an dernier avec la N°35. Le tout après une lutte féroce face à Peugeot, qui avait également bien fonctionné sur la manche japonaise. Gare également aux deux autres constructeurs : Genesis commence à se placer régulièrement dans le Top 10 et les Aston Martin Valkyrie du Heart of Racing s'approchent de plus en plus des premiers rôles.

Chez les LMGT3, la Corvette N°33 du TF Sport sera la machine à battre, puisqu'elle mène le classement. Ses rivaux directs se sont pris les pieds dans le tapis à Austin et seule la Ferrari N°21 du Vista AF Corse est dans le match pour l'instant (22 points de retard). L'enjeu est multiple dans cette catégorie : faire descendre Porsche et Manthey de leur piédestal, maintenir le suspense jusqu'au bout de la saison et, surtout, avoir la perspective d'un sixième équipage vainqueur cette saison en autant de courses.

Fuji sous les nuages et peut-être la pluie

Points chauds avant Fuji
©DPPI/FIA WEC

Le typhon qui a frappé le Japon ce début de semaine risque d'emmener avec lui du mauvais temps pour toute la semaine, jusqu'à ce week-end. Les dernières tendances météo prévoient de la pluie à Fuji, à la fois le samedi pour les essais libres 3 et les qualifications, ainsi que dimanche pour la course.

Aucune course du WEC ne s'est déroulée sous une forte pluie cette saison : l'orage est tombé après l'arrivée à Imola, les 6 Heures de Spa y ont échappé, Le Mans a été radieux, Interlagos n'a vu passer que quelques averses et Austin a échappé aux grosses gouttes.