Après une victoire retentissante de la BMW N°20, Robin Frinjs, Sheldon van der Linde et René Rast étaient accompagnés d'Andreas Roos, patron de BMW Motorsport : tous affichaient des sourires radieux après une course complètement dingue.

Il est peu dire que l'équipe belge WRT s'attendait peu à un tel résultat : un doublé à Spa-Francorchamps avec les BMW était bienvenu pour un constructeur qui courait après sa première victoire en WEC depuis deux ans. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le trio de la N°20, Robin Frinjs, Sheldon van der Linde et René Rast, étaient aux anges, surtout après la pression mise par la Ferrari N°50.

Chez BMW, « une grosse pression sur les épaules »

René Rast : « On attendait ce moment depuis très longtemps et tout le monde dans l'équipe a travaillé extrêmement dur pour y arriver. Si on s'était dit, le matin, qu'on allait se battre devant et faire un doublé, on n'aurait pas cru à cela ! L'équipe a réalisé un miracle stratégique, car on a eu de l'air frais et aucune erreur n'a été faite. »

Sheldon Van der Linde : « C'est un conte de fées pour nous tous. Cela fait trois ans qu'on évolue dans ce programme et on a souvent été très proches de la victoire à certains moments. L'an dernier, à Imola, nous avions usé du même type de stratégie qu'aujourd'hui. Je suis très fier de l'équipe et du risque pris en stratégie. »

Robin Frinjs : « On avait une très forte pression sur les épaules quand on se retrouvait en tête de la course. Enfin, on arrive à s'imposer et même à signer le doublé avec les deux voitures. J'ai essayé le plus possible d'ouvrir les écarts après les relances de Safety Car et je demandais toujours à la radio où était le trafic des GT. Car, la dernière chose qu'on veut, c'est d'avoir des dégâts. Je suis très fier de ce qui a été fait. »

La stratégie décidée au dernier moment pour la BMW N°20

BMW 20

©DPPI/FIA WEC

Andreas Roos, le patron de BMW Motorsport, était lui aussi convié à la conférence d'après-course. Il savourait la première victoire d'une BMW au classement général depuis les 24 Heures du Mans 1999. Voilà qui a de quoi renforcé la crédibilité d'un programme qui ne s'était pas encore imposé en WEC, chez les Hypercar.

Andreas Roos : « Avec WRT, on sait comment faire la fête ! La dernière victoire au général, en championnat du monde, remontait en effet à 27 ans en arrière. On aurait voulu qu'elle arrive l'an dernier, ça a failli être le cas. Mais c'est finalement cette année qu'on a conquis cette victoire. C'était un gros travail qui nous vaut ce magnifique doublé aujourd'hui. On a décidé dès la fin du premier relais que la N°20 allait bénéficier de cette stratégie décalée : cela lui a évité l'air sale des autres voitures. Nous sommes très heureux de ce qu'on a réalisé. »