Depuis la première spéciale du jour, on a perdu Esapekka Lappi alors leader du rallye, sur une sortie de route dans un poteau électrique. Depuis, c'est Sébastien Ogier qui mène cette manche mexicaine en assurant pour rallier l'arrivée.

Sébastien Ogier est sur le point de remporter une septième victoire au Rallye Guanajuato México, un record, après avoir pris la tête de la course samedi.

Mexique, Ogier en route vers une 7e historique

L'octuple champion du monde, qui pilote à temps partiel pour Toyota Gazoo Racing, a pris la tête de cette épreuve sur terre très rude et cassante, surtout lorsque Esapekka Lappi qu'il suivait à 5"3 après le vendredi a percuté un poteau électrique dans la première spéciale. A partir de ce moment, Ogier n'a plus jamais regardé en arrière.

Fort d'une avance de près d'une demi-minute sur son coéquipier Elfyn Evans à la mi-journée, le pilote de 39 ans n'était pas d'humeur à faire des compromis. Il a parfaitement géré sa vitesse et ses pneus Pirelli à gomme dure au cours des spéciales de vitesse dans l'après-midi, remportant une victoire d'étape dominante à El Mosquito 2 pour terminer la journée avec 35"8 d'avance sur le reste du peloton.

Une victoire lors de cette troisième manche serait particulièrement spéciale pour le Français, car c'est au Mexique qu'il a fait ses débuts dans le Championnat du Monde des Rallyes de la FIA en 2008.

"Je pense que cette avance est bonne", a déclaré Ogier. "J'ai encore passé une bonne journée. Nous avons eu une approche un peu différente après la sortie d'Esapekka dans la première étape ce matin."

"Nous n'avons pas eu besoin de prendre trop de risques, mais nous avons tout de même réussi à faire de bons temps et à augmenter notre avance. Demain est encore long, ce qui signifie que nous ne pouvons pas nous permettre de nous relâcher."

La position d'Evans à la deuxième place du classement général était beaucoup moins sûre, car il avait un Thierry Neuville en pleine charge. Le pilote Hyundai a rattrapé son rival en réalisant quatre meilleurs temps scratch pour ne plus compter que 4"3 d'avance sur le Gallois avant la finale en quatre spéciales de dimanche.

Elfyn Evans lors de l'avant-dernière étape du Rallye du Mexique 2023

© Toyota Gazoo Racing / Elfyn Evans

Kalle Rovanperä s'est retrouvé à près d'une minute de Neuville, quatrième au classement général. Une belle frayeur dans Derramadero 2 a coûté une poignée de secondes au jeune pilote Toyota, mais avec un écart de 47"2 sur Dani Sordo, il n'avait aucune raison de s'inquiéter. Sordo, seul cinquième, n'a pas voulu prendre de risques inutiles. L'Espagnol s'est plutôt concentré sur l'essai de nouveaux réglages tout au long de la journée, bien qu'il ait eu du mal à garder le contrôle de l'arrière de sa Hyundai dans les conditions instables.

Avec quelques abandons en Rally1, les voitures du WRC2 constituaient le reste du top 10. Gus Greensmith reste en tête de la catégorie devant son ancien coéquipier chez M-Sport Ford, Adrien Fourmaux, tandis qu'Emil Lindholm, Oliver Solberg et Kajetan Kajetanowicz complètent le classement.

Thierry Neuville sur l'avant-dernière étape du Rallye du Mexique 2023

© Hyundai - Thierry Neuville

Ott Tänak, leader du championnat, s'est remis de la panne de turbo survenue vendredi matin pour ramener sa Ford Puma à la 11e place du classement général. Pierre-Louis Loubet, au volant d'une voiture similaire, a abandonné pour la deuxième fois en autant de jours en raison d'une suspension arrière endommagée dans l'ES17. Adrien Fourmaux s'est fait une belle frayeur dans dans l'avant-dernière spéciale en heurtant un talus, le mettant sur deux roues, heureusement, le Français rattrapera sa Fiesta WRC2.

Le dimanche est peut-être plus court, mais il n'en est pas moins difficile. Elle débute par un nouveau passage à Las Dunas, suivi d'Otates, la plus longue étape du rallye avec ses 35,63 km. San Diego est la prochaine étape avant que le rallye ne se termine par la Wolf Power Stage à El Brinco.

© WRC