Malgré le conflit et l'escalade des tensions au Moyen-Orient, le Grand Prix d'Australie faisant office d'ouverture du championnat 2026 de F1 ne subira aucune perturbation.
Le patron du Grand Prix d'Australie, Travis Auld, l'assure : l'ouverture de la saison 2026, prévue le 8 mars, ne subira « aucun impact », en dépit du séisme logistique provoqué par le conflit au Proche-Orient.
Melbourne ne sera pas impacté
Après les frappes américaines et israéliennes sur l’Iran ce week-end, la réponse ne s'est pas fait attendre : une série de tirs de représailles a balayé le Moyen-Orient, ciblant principalement les bases militaires américaines. Cela a entraîné la fermeture immédiate des trois poumons du transport aérien du Golfe : Abou Dhabi, Doha et Dubaï. Un verrouillage qui a alimenté toutes les spéculations sur la tenue de la course à Melbourne, alors qu'une partie du personnel de la F1 (dont le pilote Nyck de Vries, en plein tests pour McLaren) ne peut quitter Bahreïn.
Un pont aérien de la dernière chance
S'exprimant au micro de Fox Sports News, Travis Auld a reconnu que les événements du week-end ont agi comme une onde de choc sur les plans de vol des écuries et de la FOM :
« Il ne fait aucun doute que les événements du week-end ont chamboulé les plans de voyage des équipes et de la F1 elle-même. Mais la F1 est passée maîtresse dans l'art de déplacer les foules à travers le globe ; ils ont reprogrammé les vols en urgence. On m'assure que tout le monde est désormais confirmé et arrivera dans les délais impartis. Notre course est hors de danger. »
Le dirigeant concède toutefois que les dernières 48 heures ont été un véritable marathon contre la montre, particulièrement pour la direction de la discipline : « Ils anticipent déjà les répercussions futures. Pour nous, le voyant est au vert, mais j'imagine qu'au-delà de Melbourne, ils réfléchissent déjà à la manière de remodeler leur calendrier si nécessaire. »
Le fret est déjà à bon port
Interrogé également par le Today Show Australia, Auld a apporté des précisions sur ce gel du ciel moyen-oriental, tout en réitérant sa foi inébranlable dans le maintien du lever de rideau de la saison. « Nous parlons de près de 1 000 personnes (équipes, pilotes, personnels) qui avaient déjà réservé leurs billets et devaient atterrir entre aujourd'hui et mercredi. Tout a dû être chamboulé en un battement de cil », a expliqué Auld. « Mais l'essentiel est qu'ils aient pu dénouer l'impasse. Tout le fret est déjà ici, prêt à rugir. Nous sommes donc dans une configuration où nous sommes convaincus qu'il n'y aura aucune incidence. »
