La Corée du Sud souhaite à nouveau accueillir la F1 avec la présentation d'un projet d'envergure : le Songdo Moonlight Festival Park.

La Corée du Sud a déjà accueilli la F1 sur le site de Yeongam de 2010 à 2013 mais a totalement raté le coche pour s'installer durablement dans le calendrier. Un grand complexe urbain devait voir le jour autour du circuit, mais le projet a échoué.

La Corée du Sud drague à nouveau la F1

Ainsi, c'est la ville de Songdo, une ville nouvelle située dans la métropole de Incheon (elle se situe non loin de l'aéroport internation d'Incheon et à 50 km de la capitale Séoul) qui souhaite rejoindre le Circus de la F1. Ce projet prend désormais une nouvelle tournure concrète puisque le volet économique a été validé pour un circuit urbain et spectaculaire situé au cœur de la ville de Songdo. Ce projet titanesque, porté par une rentabilité éclatante, promet de propulser la cité coréenne dans la galaxie très fermée des métropoles de l'extrême.

Et ce projet est déjà baptisé : le Songdo Moonlight Festival Park, sacré terre promise pour accueillir le futur Grand Prix d'Incheon. Le maire Yoo Jeong-bok a révélé les conclusions d'une étude de faisabilité qui donne le vertige, avec un circuit de 4 960 mètres conçu pour laisser les monoplaces exprimer jusqu'à 350 km/h.

Ce tracé, dessiné par l'orfèvre allemand des circuits Tilke, n'a rien à envier aux joyaux de Singapour ou de Las Vegas. En fusionnant les artères publiques existantes avec des infrastructures de pointe (stands futuristes et tribunes monumentales) Incheon sculpte un écrin moderne répondant aux exigences les plus sévères de la FIA. Pour alléger le fardeau des finances publiques, la ville mise sur une gestion pilotée par le secteur privé, réduisant la contribution étatique à une fraction du budget total.

Une vitrine mondiale pour devenir une « Global Top 10 City »

L'objectif affiché par la municipalité est limpide : utiliser la résonance planétaire de la F1 pour hisser Incheon sur le podium des dix plus grandes métropoles mondiales. Diffusé dans 180 pays, l'événement agira comme un projecteur braqué sur la ville, attirant chaque année une marée humaine de 300 000 à 400 000 visiteurs avides de sensations fortes et de culture coréenne.

L'impact local promet d'être un véritable turbo pour l'emploi et le tourisme, avec 4 800 postes créés et des retombées directes estimées à 580 milliards de wons (335 millions d'euros). En mariant l'adrénaline des circuits à l'aura de la K-culture, Incheon espère créer un choc d'attractivité qui redéfinira son identité sur la scène internationale dès 2028.

Et pour contrer les futures oppositions au projet urbain, le maire Yoo a d'ores et déjà prévu des boucliers contre le vacarme des cylindrées. Un mur antibruit de 1 800 mètres protégera la quiétude des zones résidentielles, garantissant que le spectacle ne devienne pas une nuisance pour les citoyens de Songdo. Le plan de bataille inclut également la création de vastes zones de stationnement temporaires pour éviter que la circulation ne se transforme en embouteillage légendaire. « Accueillir la F1, l'un des trois plus grands événements sportifs au monde, marquera un tournant historique pour faire d'Incheon une cité de rang mondial », a martelé le maire avec une confiance inébranlable.