Verstappen « pas inquiet » de l'écart face à Mercedes après sa remontée en Australie. Remonté de la 20e place vers la 6e, la domination de Mercedes reste préoccupante sur le papier, sauf pour lui.
Max Verstappen a beau avoir remonté tout le peloton, de la vingtième à la sixième place au Grand Prix d'Australie, la question s'imposait d'elle-même : l'écart avec Mercedes inquiète-t-il le quadruple champion du monde ? Réponse sans détour : « Je peux m'en inquiéter, mais ça ne changera rien, n'est-ce pas ? Je ne m'en inquiète pas. »
L'avantage de Mercedes n'inquiète pas Verstappen
Partir du fond de grille est une épreuve que Verstappen connaît mieux que quiconque chez Red Bull et à chaque fois, ou presque, il parvient à ramener des points comme si de rien n'était. À Albert Park, il a une nouvelle fois accompli ce tour de force, grignotant quatorze positions au fil des tours dans une course haletante.
Son week-end avait pourtant mal tourné dès la qualification : un violent accident l'avait envoyé dans les barrières avant même qu'il ait pu boucler un tour lancé, l'éjectant dès le Q1. Red Bull avait alors tranché : pneus durs dès le départ, premier relais allongé au maximum. Une stratégie dictée par les circonstances, assumée jusqu'au bout.
Huit points à l'arrivée, soit une performance honorable mais Verstappen a franchi la ligne à 54 secondes derrière le vainqueur George Russell. Un gouffre qui illustre, sans fard, l'avance dont disposent les Flèches d'Argent en ce début de saison. Pour autant, le Néerlandais refuse de se laisser consumer par l'anxiété : « Nous travaillons en équipe pour tenter de combler cet écart, et pas à pas, nous espérons pouvoir être plus compétitifs. »
La course en elle-même lui avait semblé « correcte », a-t-il confié, lui qui s'est retrouvé seul rescapé de Red Bull à l'arrivée. Son coéquipier Isack Hadjar, pourtant parti d'une belle troisième place sur la grille, avait dû abandonner en cours de course, de la fumée s'échappant de sa monoplace.
Malgré un bilan en demi-teinte pour l'écurie, Verstappen a préféré fouiller dans les enseignements positifs de cette journée notamment sur la prise en main des nouvelles voitures, et l'art de doubler dans ce nouveau contexte réglementaire.
Nous avions clairement plus de rythme que le milieu de grille, il fallait juste me dégager proprement de là, ce que j'ai fait, a-t-il analysé. J'ai beaucoup appris aussi dans les duels et comment utiliser la batterie, comment gérer les ressources, c'était plutôt positif. À un moment, je me suis retrouvé assez seul, j'ai pu m'installer dans mon rythme. Mais les deux composés durs ne nous ont pas vraiment réussi aujourd'hui : beaucoup de dégradation, beaucoup de graining, ce qui m'a forcé à faire deux arrêts.
Une course de survie, une remontée spectaculaire, et une sérénité affichée face à l'adversité. Verstappen, lui, regarde déjà vers la Chine.