Une lutte âpre avait lieu entre Cadillac, Alpine et Peugeot. La BMW N°20 occupait les commandes de la course après une heure et demie, grâce à un décalage stratégique. Ford, en grande forme, menait la classe LMGT3 avec la N°88.
Au départ des 6 Heures de Spa 2026, la Peugeot N°94 s'est faite dépasser par la Cadillac N°12 de Will Stevens dans la ligne droite de Kemmel, pendant que la Lexus N°78 de Tom Van Rompuy a gardé la tête chez les LMGT3. Les premiers tours se sont passés sans encombre.
Les deux leaders en LMGT3 se sont rapidement détachés de la concurrence, Eric Powell menant la chasse de la Lexus N°78 avec sa Ford N°77. Van Rompuy opposait une grosse résistance à l'Américain, qui a réussi à passer à l'entrée du Raidillon.
À noter par ailleurs que la BMW N°15, pilotée par Kevin Magnussen en Hypercar, a réalisé un super départ depuis la 9e place, se retrouvant à la lutte pour le Top 5. Et il s'est même chargé de dépasser la Cadillac N°38 d'Earl Bamber pour ensuite aller chasser les deux Alpine.
Catastrophe en LMGT3 pour Ford : la N°77 d'Eric Powell s'est tanquée dans le gravier à Stavelot, provoquant la sortie de la première Safety Car de la journée. Un terrible coup dur quand on mène la catégorie...La Mustang est repartie, mais a perdu deux tours.
La course a été relancé à 5 h 34' du terme. Will Stevens a parfaitement géré sa relance sur la Cadillac N°12, face à la Peugeot de Loïc Duval. Chez les GT, Tom van Rompuy a gardé le commandes, quand Antares Au (McLaren N°58) était à la bagarre avec la Porsche N°91 dans Pouhon. Anthony McIntosh, sur la BMW N°69, en a profité pour s'intercaler.
Les Alpine sont passées à l'attaque : Ferdinand Habsburg, sur l'Alpine N°35, a pris le meilleur sur Loïc Duval et est parti en chasse de la Cadillac de tête. L'autre Alpine était sur le point d'en faire autant, avec Frédéric Makoiecki à son volant.
L'entrée dans le trafic des GT a profité à Will Stevens face aux Alpine et à la Peugeot. En LMGT3, un énorme peloton se tenait entre les 4e et 15e places, offrant un spectacle grandiose en piste...et beaucoup de grain à moudre aux Hypercar. Mais en tête de course, la Lexus de Tom van Rompuy a dû surveiller l'autre Ford Mustang de chez Proton, la N°88, pilotée par Stefano Gattuso.

©DPPI/FIA WEC
La BMW N°20 se décale sur la Cadillac de tête

©DPPI/FIA WEC
Il a fallu attendre une bonne heure de course pour que les premiers arrêts aux stands s'opèrent en Hypercar, dont la Cadillac N°12 en tête. Les Alpine N°35 et N°36, ainsi que la Peugeot N°94, ont eu alors un tour de décalage en s'arrêtant plus tard.
Fait intéressant : la BMW N°20 et la Toyota N°8 se sont bien décalées en stratégie et ont occupé les commandes de la course. Les effets de cette stratégie très différente se feront sentir plus tard dans la course.
La Cadillac N°38, victime d'un accrochage avec la Porsche N°92 en début de course, est restée très longtemps aux stands, de même que la Genesis N°19, bloquée elle aussi par des ennuis techniques.
En LMGT3, la Ford N°88 volait littéralement en tête de course, comptant huit secondes d'avance sur la Lexus N°78 de Tom Van Rompuy. François Hériau maintenait la Ferrari N°21 du Vista AF Corse en 3e place.
En tête du général, la BMW N°20 est rentrée aux stands, redonnant la tête de la course à la Cadillac N°12. L'Alpine N°35 était toujours à sa poursuite en 2e place, mais gare à la Ferrari N°50 : à son volant, Miguel Molina a pris la mesure de l'Alpine pour prendre la 2e place, après avoir profité du trafic des GT.
L'autre Ferrari, la N°51 d'Antonio Giovinazzi, a eu maille à partir avec la BMW N°15 de Kevin Magnussen, qui l'a gentiment envoyé dans le gravier. La Peugeot N°93 a profité du rififi pour prendre la 8e place.
La Ferrari N°50 a eu des soucis aux stands, avec un pneu avant-gauche récalcitrant. De très précieuses secondes ont été perdues. Il en allait de même pour la Lexus N°78, en 2e place des LMGT3, qui en a été quitte pour un drive-through pour abus des limites de piste.
La Cadillac N°12 est rentrée aux stands, pour que Louis Delétraz en prenne le volant. Le champ était libre pour la BMW N°20, qui jouissait de son décalage stratégique.
Le classement après deux heures, avec la BMW N°20 en tête

