Max Verstappen ne va pas encore tourner le dos à la F1, le Néerlandais confirme qu'il sera bien là en 2027, son contrat avec Red Bull Racing expire fin 2028.

L'avenir du quadruple champion du monde fait toujours l'objet de discussions et de rumeurs, tant le Néerlandais est très critique envers la F1 avec sa nouvelle règlementation technique qui pose problème ou encore le calendrier à rallonge avec toujours plus de courses Sprint, qu'il n'affectionne pas particulièrement. Ainsi, beaucoup d'observateurs le voyaient claquer la porte en fin d'année.

Verstappen continuera en F1 en 2027

C'est dans une interview exclusive accordée à Erik van Haren pour le quotidien néerlandais De Telegraaf que le pilote Red Bull Racing s'est exprimé sur plusieurs sujets : son avenir en F1, ses envies d'autres courses, sa vie privée et sa récente paternité, et quelques ragots du paddock.

A la première question concernant son avenir direct en F1, Verstappen ne tergiverse pas : « Oui, bien sûr. Sauf événement complètement fou. Je peux confirmer que je reste en Formule 1. » Les changements moteurs prévus l’an prochain ne l’inquiètent pas. « La répartition thermique/électrique sera autour de 60‑40. Ce n’est pas parfait, mais c’est mieux qu’aujourd’hui. » Quant à son avenir chez Red Bull, il reste serein.

« Je n’ai pas d’urgence. J’ai toujours dit que je voudrais rester toute ma vie chez Red Bull. Mais la décision ne doit pas être prise aujourd’hui. Il y a bien plus que le contrat F1 : d’autres projets aussi. »

Toujours droit dans ses bottes, Verstappen prendra sa décision en âme et conscience et refuse tout retour en arrière : « Une année sabbatique ? Non. Ce n’est pas moi. Si j’arrête, j’arrête complètement. Mais ce n’est pas d’actualité. »

Il reconnaît cependant que les week‑ends F1 lui procurent moins de plaisir qu’avant. « En GT3, il n’y a pas toutes les obligations autour. Ici, parfois, j’appréhende un peu. Mais ça fait partie du job. » Et sa pige aux 24 Heures du Nürburgring a été une belle parenthèse dans sa saison de F1 compliquée. Il ne s'autorisera d'ailleurs uniquement que des sorties extra-F1 sur le circuit du Nürburgring : « La Nordschleife, c’est brut, pur, sans artifices. »

Mais le Batave voit à plus long terme et d'autres courses d'envergure qu'il aimerait accrocher à son tableau de chasse, comme les 24 Heures de Daytona pour 2027. « Il faudrait adapter ma préparation et en parler avec ma famille. C’est une idée, pas encore concret. Mais j’aimerais beaucoup. En GT3, pas en GTP. » Et si la prochaine édition des 24 Heures du Nürburgring tombe hors calendrier F1, il veut y retourner.

Les rumeurs du paddock, Verstappen en a marre

Juan Pablo Montoya a récemment suggéré une sanction contre Verstappen, qui critiquait ouvertement le nouveau règlement technique de la F1. Réponse cinglante du champion : « Je ne sais pas quel est son problème. Il dit tellement de bêtises… Je ne comprends pas que la F1 le paie parfois. On ne veut pas de gens comme ça dans le paddock. Il veut juste être différent pour rester pertinent. Ça ne m’atteint pas. »

Verstappen assume sa franchise. « Je sens vite les gens. Si quelqu’un a de mauvaises intentions, je le perçois. Quand j’en ai fini avec quelqu’un, c’est terminé. Comme pour l'année sabbatique : si j’arrête, j’arrête. »

Verstappen veut privilégier sa vie de famille

Depuis un an, il est père de la petite Lily. Il veut lui transmettre ce que ses parents lui ont appris : « Le plus important : être soi‑même. Et choisir ce qu’elle veut faire. Beaucoup de parents poussent leurs enfants : il ne faut pas. On peut leur montrer des sports, mais ils doivent choisir. » Il insiste sur la bienveillance, la santé, la famille et sur la conscience du temps : « Tout le monde n’est pas là pour toujours. »

Et concernant l'exposition médiatique de sa famille, Verstappen veut préserver sa fille : « Je ne veux pas qu’elle soit exposée. Elle décidera plus tard. Et je ne veux pas qu’elle soit dans le paddock maintenant : elle ne s’en souviendrait pas, et pour la vie privée, ce n’est pas bon. » Et pour maximiser son temps en famille, il a raccourci ses week-ends de F1 : « Je suis arrivé mercredi matin. Avant, je venais le mardi. Et après la course, je rentre toujours vite. Je suis déjà assez souvent loin de la maison. »

Il se souvient de son enfance : « Quand mon père partait pour les courses, je détestais ça. Il partait parfois en douce par la porte de derrière. Je pleurais. C’était dur pour lui aussi. » Aujourd’hui, il veut éviter cela autant que possible. À Monaco, il vit discrètement. « Circuit‑hôtel, hôtel‑circuit. Et à la maison, je sors seulement si nécessaire. Je n’ai pas besoin de voir du monde. Je fais ma vie, ça me va très bien. »