Terrassé par une panne alors qu’il menait la danse, George Russell a quitté le Grand Prix du Canada avec la sensation étrange d’être frappé par un sort invisible. Entre frustration, fatalité et un duel fratricide avec Kimi Antonelli, le Britannique laisse éclater une colère froide.

« On dirait que quelqu’un ne veut pas que je me batte », Ces mots, lourds résument l’état d’esprit de George Russell, abasourdi par son abandon soudain en pleine course après un duel incandescent avec son coéquipier Kimi Antonelli.

La bataille Russell / Antonelli est lancée

Le pilote Mercedes, incrédule, semblait chercher un sens à ce coup du destin qui l’a frappé en plein vol. Parti depuis la pole position, Russell avait engagé un bras de fer somptueux avec Antonelli, un duel au sommet où chaque tour ressemblait à une estocade. Les deux Flèches d’Argent se rendaient coup pour coup, la victoire et des points cruciaux du championnat suspendus à chaque freinage. Mais au 30e tour, alors qu’il menait la course, le moteur du Britannique a rendu l’âme, laissant sa Mercedes figée en bord de piste.

Antonelli s’est envolé vers la victoire, tandis que Russell quittait son cockpit avec une frustration visible, presque palpable. Interrogé après coup, il lâche : « c'est comme si quelqu'un ne voulait pas que je me batte pour le championnat et le titre. Lors de trois des cinq dernières courses, il s'est passé quelque chose qui s'est vraiment retourné contre nous. » Le Britannique, à court de mots, constate que la malchance semble s’acharner sur lui. Et ce nouvel épisode ne fait qu’alourdir une série déjà pesante.

Malgré l’amertume, Russell retient le positif : son rythme, son duel avec Antonelli, et sa réponse à ceux qu’il appelle ses détracteurs. Il rappelle sa pole en Sprint, sa victoire en Sprint, sa pole en qualifications, et sa domination en course avant la panne. Russell aurait voulu prolonger ce duel jusqu’au bout : « J'aurai voulu continuer encore pendant 30 tours de plus ce duel ! »