Philippe Jacquemotte, auteur de "Raconte-moi ton casque''

Par |2018-12-21T00:58:33+02:00mercredi 24 janvier 2018|Formule 1|

Comment un casque est-il choisi ? Pourquoi telle forme apposée dessus plutôt qu'une autre ? Voilà autant de questions auxquelles Philippe Jacquemotte nous répond dans son ouvrage "Raconte-moi ton casque''. Rencontre avec l'auteur.

Vous êtes journaliste sur la chaîne télé RTL en Belgique et à la radio. Aussi, vous avez été commentateur des 24 Heures de Spa de 1999 à 2012. Vous avez également présenté différentes émissions sur le sport auto.
J'ai fait les 24 Heures de Spa en reportages et en commentateur. Aussi, j'ai fait une saison de GP2. J'ai fait 10 ans de MotoGP en tant que producteur d'émissions et journaliste dans cette émission mais pas en tant que commentateur. Et j'ai fait également 3 saisons en Formule E en commentateur.

Vous avez assisté à votre premier Grand Prix de F1 en 1972 !
Oui !

Vous aviez quel âge ?
J'avais 7 ans !

Et depuis vous avez toujours été fan de sport auto ?
Quand j'étais petit, c'était un petit plus compliqué évidemment mais à partir de mes 10-12 ans oui, je regardais tous les Grands Prix à la maison.

Vous étiez fan principalement de F1 ou vous suiviez d'autres catégories comme l'endurance ou le rallye par exemple ?
J'étais plus fan de F1.

Vous n'avez jamais eu l'envie de commenter un Grand Prix de F1 ?
Si !

Mais ça ne s'est jamais fait ?
Ça ne s'est jamais présenté car la chaîne sur laquelle je travaille n'a pas les droits. Donc ça devient difficile de commenter [rires].

Mais l'envie ? Vous l'avez évidemment. Donc vous n'avez jamais pensé à quitter la chaîne sur laquelle vous êtes pour avoir la possibilité de commenter un Grand Prix de F1 ?
Non, je n'ai pas vraiment essayé. Car aller sur TF1, il y avait déjà pas mal de commentateurs. Et n'étant pas particulièrement connu ou médiatisé, je ne suis pas sûr que j'aurais eu ma chance. Si on me l'avait proposé, j'aurais sans doute accepté, mais je n'ai jamais voulu quitter RTL uniquement pour commenter la F1 !

L'idée de votre livre vous est apparue en 2011 quand vous avez effectué un reportage sur le Grand Prix d'Espagne de MotoGP. Le sujet de ce reportage était « Raconte-moi ton casque ». Etait-ce une idée travaillée en amont ou un éclair de génie ?
C'est une idée arrivée un peu par hasard. Nous étions partis à Jerez pour faire une série de reportages pour l'émission MotoGP. On avait 3 jours de tournage et on devait réaliser 9 sujets, ce qui fait beaucoup. On a commencé à faire des sujets en faisant attention et en prenant le temps. Et puis au bout d'une journée et demi, on s'est rendu compte que nous avions des tournages très longs et qu'on n’allait pas arriver aux 9 sujets. Donc, avec mon cameraman, on s'est demandé ce qu'on pourrait faire comme sujet qui soit visuel mais qui ne prenne pas trop longtemps en tournage.

C'est là qu'on a eu l'idée de prendre un pilote et lui demander de nous raconter son casque. On fait 10 minutes d'images du casque, l'interview en même temps et on a un sujet ! On a fait ça avec Jorge Lorenzo. Et j'ai trouvé ça fantastique. Je me suis dit « tiens, il y en a peut-être d'autres » ! Et donc, pour moi personnellement, je me suis lancé, je me suis dit « allons voir s'il n'y a pas d'autres histoires de casque ». C'est comme ça que tout a démarré !

Je vais donc reprendre le reportage sur Jorge Lorenzo, celui par qui tout a commencé ! Il vous parle de son casque de 2009. Avait-il l'air passionné par cette question peu abordée par les journalistes en général ? Était-il surpris de la question ?
Il n'a pas été vraiment surpris, mais flatté. Ça lui faisait plaisir d'en parler. C'est globalement l'accueil que j'ai eu de tous les pilotes que j'ai vu (120 quand même). Tous ont été séduits par la démarche. D'abord parce qu'on leur parle plus souvent de leur chrono, de la brouille avec leurs équipiers ou de leurs mauvais résultats que de leur casque. Leur casque c'est vraiment quelque chose de personnel. Ils ont tous été très contents d'en parler.

Dans le livre, vous parlez des difficultés à obtenir des interviews de certains pilotes. Est-ce que, en général, ça a été simple d'obtenir les interviews de pilotes en activité, dans les paddocks ou ailleurs ?
Il y a de tout, certaines interviews ont été très faciles à faire, même dans les légendes. Mario Andretti, ça a été très facile, seulement quelques mails. Jacky Stewart, ça a été très facile aussi. Il y en a d'autres où ça a été plus compliqué, avec une année pour convenir d'un rendez-vous. Emerson Fittipaldi, on avait un rendez-vous téléphonique, reporté 4 fois, la 5e était la bonne. Dans les pilotes en activité, ils sont toujours très occupés donc on a vraiment parfois l'impression de les ennuyer. Mais si c'est bien organisé, ça se passe bien. Et puis il y en a d'autres qui ont vraiment été très accessible. Michael Schumacher, par exemple, ça a été extrêmement simple de réaliser l'interview. Je pensais que ça allait être compliqué mais il est tellement bien organisé que ça a été réglé avec Sabine Kehm en 10 minutes.

Vous l'indiquez, dans le livre, qu'elle vous a dit en réponse rapide « vous êtes à Barcelone, rendez-vous à l'hospitalité vendredi 16h ». Vous êtes arrivé à 15h55 tout était déjà prêt !
Oui exactement !

Combien de temps vous a-t-il fallu pour réunir ces 120 témoignages ?
Il y a 4 ans de travail !

Donc 4 années de mails, de relance, d'attachés de presse, de paddock ?
Oui c'est ça.

Vous avez fait ces interviews dans le cadre de votre activité de journaliste ou aviez-vous un pass particulier pour l'occasion ?
Non, j'ai profité de mes accréditations de journaliste pour, en marge de mon travail, aller poser une ou deux questions.

Ça a été bien vu ?
Ça n'a pas été ni mal pris ni bien pris. Je faisais mon travail et je faisais une ou deux interviews de plus de temps en temps. Une fois que j'avais fait mon travail, sur place, rien ne m'empêchait de faire autre chose.

Revenons sur les anecdotes de 4 pilotes que vous racontez dans votre livre. Tout d'abord, Fernando Alonso, un chemin de croix pour obtenir l'interview ?
Incroyable oui ! Je le raconte dans les anecdotes, il a fallu un an et demi, et passer par le Stefano Lai, le directeur de la communication de Ferrari Monde pour avoir une réponse.

Ça ne vous a pas découragé ?
Non, c'était presque devenu un challenge. Le problème, c'est que je n'ai pas eu le pilote en direct. J'ai des pilotes qui m'ont dit non, Keke Rosberg par exemple. Je l'ai rencontré, on s'est parlé 2 fois, à chaque fois, il m'a dit non, donc c'était clair. Par contre Fernando Alonso, je ne l'ai jamais eu en direct avant l'interview. C'était toujours son attaché de presse qui m'empêchait de le voir. Je me suis dit que peut-être qu'il serait content de la faire. Et tant qu'il ne m'avait pas dit non de vive voix, il y avait quelque chose à faire.

Vous avez réussi à avoir son ressenti après l'interview ?
Cela a été une réponse par mail. J'ai envoyé les questions par mail et on m'a répondu par mail.

Donc vous ne savez pas ce qu'il a pensé de cette initiative ?
Non je ne sais pas ce qu'il en pense. Il ne m'a pas dit « je suis super content de parler de mon casque ». En passant par la direction générale, on m'a dit que j'aurais une réponse. J'ai envoyé mes questions et j'ai eu une réponse à toutes mes questions. C'était fait de façon professionnelle.

Autre anecdote, vous parlez de Gerhard Berger. C'était compliqué également, il a refusé de répondre à vos questions avant un coup de téléphone…
On était à Monaco, j'avais déjà effectivement envoyé plusieurs demandes d'interview à Gerhard Berger (il a une société à Monaco justement). Et on m'avait gentiment répondu que non, ça ne se ferait pas. Je suis à Monaco chez un collectionneur qui a une collection de casques fantastiques. Je lui dis que je n'ai pas l'interview de Berger mais je fais quand même une photo de son casque. Il me répond qu'il le connaît bien, il l'appelle devant moi et après avoir raccroché me dit « bon c'est réglé, appelez la semaine prochaine il est disponible ».

Comme quoi, ça a été un petit coup de chance ?
Oui effectivement, ça a été de la chance que ce collectionneur connaisse Gerhard Berger personnellement, qu'il ait son numéro et qu'il arrive à le convaincre. C'était sympa et étonnant.

Quel accueil vous a donné Gerhard Berger pour l'interview ?
C'était tout à fait courtois. On a fait l'interview par téléphone, il m'a raconté l'histoire de son casque. Il était sympathique, il a une petite histoire derrière son casque. Le fait qu'il ait été volé, qu'il ait dû le peintre rapidement, que son premier casque était vert et jaune.

Il n'avait pas une amertume par le fait que vous soyez passé par un intermédiaire ?
Non du tout, d'autant que ce n'était pas vraiment un intermédiaire mais juste un gars qui l'a appelé en lui disant « tiens voilà j'ai quelqu'un dans mon bureau, il est sympa etc... ». Donc non, il n'y a pas eu de problème !

Une autre anecdote qui fait sourire, celle d'Ivan Capelli ! Donc il y a eu les déboires concernant Alonso et son attaché de presse, et là, vous tombez sur Ivan aux essais hivernaux à Jerez. Vous l'interviewez et là l'attaché de presse vous tombe dessus.
Je fais deux interviews, c'était le même jour et le même moment où je réalise l'interview de Jules Bianchi. Il était dans l'hospitalité Ferrari avec Ivan Capelli. Je fais l'interview de Jules Bianchi et personne ne me dit rien. Et je réalise l'interview de Capelli et à ce moment-là, l'attaché de presse sort de son bureau et me voit en train de faire l'interview. Il commence à me connaître vu que j'essaie d'avoir Alonso depuis plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois. Donc il me tombe dessus en me disant « vous ne pouvez pas faire d'interview ici » ! Je lui demande gentiment si Monsieur Capelli est pilote Ferrari, il me répond non. Je dis « ben alors il n'y a pas de problème, il m'accorde une interview et c'est tout ». Et ça s'est arrêté là.

Il est reparti de son bureau sans rien vous dire ?
Oui il est reparti dans son bureau, car Capelli répondait à mes questions. Mais il n'avait même pas l'air fâché ou autre. Il n'avait pas à interdire à Capelli de faire l'interview. Il n'a pas insisté.

Pour Ricardo Patrese, vous êtes passé par le site internet et ça n'a jamais abouti. Et c'est Thierry Boutsen qui vous donne le numéro de téléphone de sa fille. C'est cela ?
Exactement ! Je téléphone à Thierry en lui disant que j'essaie d'avoir Patrese, savoir s'il a encore des contacts avec lui, son numéro de téléphone. Il me répond que non, il ne l'a pas mais que je te devrais tenter d'appeler sa fille qui est assez active sur les réseaux sociaux. Il me donne son adresse twitter ou facebook, je lui envoie un message lui expliquant ce que je fais. Elle me répond ok, je préviens mon père mais pas de réponse pendant 3 mois. J'envoie un 2e message. Elle me donne alors le numéro de téléphone de Patrese. J'ai appelé plusieurs fois sans réponse, messages et sms.

Et un jour, mon téléphone sonne et c'est lui. Il me dit « bonjour, c'est Ricciardo Patrese, il paraît que vous voulez m'interviewer sur mon casque ? Vu le nombre de fois que vous avez essayé, j'ai compris que vous étiez sérieux ». Et de là, il m'a raconté son histoire.

Vous n'auriez pas insisté, il ne vous aurait jamais répondu ?
Je pense que peut-être, initialement, il m'a peut-être pris pour un olibrius qui veut me parler, ou un fan frustré ou autre. Donc j'imagine que ces pilotes reçoivent un tas de sollicitations. Mais là, vu mon insistance et vu que je suis passé plusieurs fois par sa fille, et peut-être qu'il a vu vent que Thierry Boutsen avait donné le numéro de téléphone, je ne sais pas. Il a dû se rendre compte que j'étais sérieux et que mon projet était crédible. Il a joué le jeu.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez dans ces 120 témoignages ?
Il y en a vraiment beaucoup. Des belles histoires ou des petites circonstances de vie. Je parle souvent de Casey Stoner qui me répondait souvent de manière mécanique et puis quand je lui dis qu'il a échangé son casque avec Mark Webber, tout de suite, il s'est rendu compte que je connaissais mon sujet. Après ça, il s'est lâché.

Jacky Stewart, ça reste très fort. Vous recevez un mail vous disant d'appeler tel jour à telle heure et vous avez Jacky Stewart au bout du fil qui passe 10 min à parler des tartans des Stewart avant de commencer à parler de son casque, parce qu'il voulait vraiment que je comprenne bien de quoi il parle. C'était assez fort comme moment.

J'ai bien aimé Henri Pescarolo qui a répondu trop tard à mon appel et qui me rappelle en me disant « excusez-moi j'étais occupé ». C'est quand même surréaliste d'avoir Henri Pescarolo qui s'excuse de ne pas avoir décroché le téléphone.

Il y a plein de petites histoires comme ça qui sont très sympas. Et dans les histoires de casques, il y a Frentzen qui a une très belle histoire, assez étonnante. Il y a Jean-Pierre Jabouille et son histoire avec Steve McQueen, ce n'est pas banal non plus. Ça reste de bons souvenirs.

Et s'il y avait quelque chose que vous aimeriez oublier dans les 120 personnes, un pilote pas forcément agréable ou une interview pas réalisée dans de bonnes conditions ?
Non, il n'y a pas eu de mauvaises interviews, ils ont tous joué le jeu. Certains, ça a été réglé très vite. Nico Rosberg ça a duré 2min30. Si je devais avoir un regret, ça concernerait les attachés de presse de McLaren pour Jenson Button. Je suis certain qu'il aurait été très content de parler de son casque. Et ça a été très compliqué. Je suis venu sur 2 Grands Prix et chaque fois, ils m'ont dit que si ça n'avait aucun rapport avec la course je n'avais pas de question à poser. Finalement, on m'a dit que je pourrais poser une question à la fin de la conférence de presse. Une question pour le livre, c'était compliqué.

J'ai dû passer par un ami qui lui faisait tous les GP et qui a réussi à avoir un rendez-vous avec Jenson Button et qui lui a posé toutes les questions que je n'avais pas pu lui poser. Ce n’est pas lié aux pilotes mais aux relations presse de ces pilotes qui ne sont pas toujours très ouverts et qui ne facilitent pas forcément la vie des journalistes. Alors qu'en principe, c'est leur travail. Certains n'avaient pas forcément compris le projet. Une fois la première version du livre, qu'ils ont mieux compris ce que je faisais, ça s'est arrangé mais au début ce n'était pas très sympa.

Vous avez eu les mêmes difficultés pour l'interview de Stoffel Vandoorne ?
Pour Stoffel Vandoorne, ça a été beaucoup plus facile effectivement. Je suis passé par son manager, qui m'a renvoyé chez son attaché de presse. Mais j'avais appris à faire sa connaissance entre-temps. Ce n'était pas celle qui m'avait remballé deux ans auparavant, mais une autre. Je l'ai rencontré dans d'autres circonstances pour faire des interviews d'Eric Boullier par exemple. Et donc m'a ouvert la porte pour Stoffel Vandoorne, sans aucun problème.

Au fil du temps la crédibilité s'est installée. J'ai aussi des pilotes qui m'ont donné les numéros de téléphone d'autres pilotes. Et de fil en aiguille ça a pu grandir.

Il y aura un tome 2 ?
Il y a déjà un tome 2 car il y a une première version avec 90 histoires et la nouvelle édition, ce sont 120. Pour l'instant, on a fait le tour. Pas de raison d'en faire d'autres avant les 5 ou 6 prochaines années. Il faut qu'il y ait de nouvelles stars, de nouveaux pilotes. Là, on a quasiment tous les jeunes avec Max Verstappen, Johann Zarco. Toute la nouvelle génération y est, quasiment.

Pour vous procurer le livre, rendez-vous sur le site de l'éditeur ETAI

Découvrez un extrait du livre : Jorge Lorenzo

"Les couleurs et le design de mon casque datent de 2009. La couleur principale est le noir, le design est constitué d'une flèche blanche sur le pourtour et d'une croix rouge au milieu. Ce dessin est en réalité le symbole de mon surnom : "Por Fuera'', qui signifie en français "par l'extérieur''. 

Por Fuera est en quelque sorte ma marque de fabrique parce que quand je dépasse, c'est souvent par l'extérieur. Ce surnom date de 2003, lorsque j'ai remporté ma première victoire en dépassant plusieurs pilotes par l'extérieur dans le dernier virage. C'est à partir de là que les gens ont commencé à m'appeler Por Fuera. Par la suite, nous avons créé ce design pour symboliser cette manière de dépasser.

La flèche blanche qui fait le tour de mon casque représente donc l'extérieur, et au milieu de ce cercle il y a la croix peinte en rouge. Cette croix, en espagnol, signifie précisément "por'', c'est un signe d'abréviation''.

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