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Après sa grande soeur, Toro Rosso dévoile sa nouvelle monoplace. La Toro Rosso STR12 est la dernière dévoilée cette saison. 

On prend les mêmes et on recommence ! Toro Rosso, junior team de Red Bull, vient de lever le voile sur sa dernière née : la STR12. Avec à son volant Carlos Sainz Jr et Daniil Kvyat, l'équipe connait un gros changement cette saison. Ainsi, la monoplace ne sera plus propulsée par un moteur Ferrari mais un moteur Renault.

La nouvelle STR12

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L'analyse technique

Le premier mètre de la monoplace est un copié/collé de la Mercedes W08, c'est assez surprenant car les deux concurrentes ont bien entendu été développées séparément dans le secret de rigueur. Outre la forme globale du nez, des piliers de support de l'aileron avant et du S Duct, l'analogie va même jusqu'à présenter la même excroissance des moyeux avant. Cette excroissance en partie haute permet d'utiliser des triangles de suspensions supérieurs en position quasi horizontale, quasi optimale donc pour conserver une géométrie constante du train avant lors de la plongée de la suspension sur les freinages. C'est exactement l'opposé du design des McLaren et Ferrari de 2013, totalement rétives tant leurs suspension avant devaient être bridée au freinage, refusant ainsi de s'inscrire en courbes.

Comme on le voit chez McLaren, le splitter (sous les jambes du pilote) ne fait qu'un avec la base des déflecteurs latéraux, adoptant une forme rappelant une aile de raie manta.

Peu de fioritures au niveau des déflecteurs de pontons chez Toro Rosso en cette première semaine d'essais, un large déflecteur courbe précède des déflecteurs de pontons en deux parties (fixés au structures latérales d'absorption d'impact) montrant un large décrochage à mi hauteur et un déflecteur horizontal en profil d'aile est disposé parallèlement à la partie supérieure des pontons.

On observe un bord d'attaque du fond plat très épais, proche de ceux qu'arbore les avions long-courriers. Le but étant d'alimenter au mieux le fond plat.

La section de l'entrée des pontons est extrêmement réduite, elle alterne bord d'attaque latéral fin et épais (haut et bas)et à l'image de la  Williams et de la Haas, les pontons laissent apparaître les extrémités de structures latérales d'absorption d'impact. La Toro Rosso arbore donc des pontons particulièrement étroits, très probablement les plus étroits du plateau 2017.

L'arrière

La partie arrière de la carrosserie est comme les pontons de section extrêmement réduite, le travail sur les échangeurs thermiques, leur rendement et la quantité d'air nécessaire à leur fonctionnement est remarquable et confirme les faibles besoins de refroidissement du propulseur Renault.

Comme sa demi-sœur RedBull RB13, la STR12 emploie des tirants de suspension très longs et très inclinés, liés à la position très avancée des ensembles ressorts amortisseurs.

On termine avec un extracteur classique sûrement appelé à évoluer rapidement surmonté d'un des rares monkey-seat vu lors de cette session d'essais et d'un aileron arrière lui aussi classique.

La STR12 est donc une monoplace fine et bien finie à défaut d'être originale. A l'image des précédentes production de l'équipe, ses proportions sont très équilibrées. Si le propulseur Renault est à la hauteur des attentes que l'équipe place en lui, le duo de pilote ne devrait pas avoir de mal à faire oublier la fin de saison 2016 en demi-teinte.

Analyse réalisée par Patrice Veronel

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