Depuis de nombreuses années, la MotoGP utilise une même organisation lors de ses week-ends de course. Ainsi, la catégorie reine court avec la Moto2, anciennement 250cc, et la Moto3, anciennement 125cc. Ce modèle devrait bientôt apparaître les week-ends de F1. 

La saison prochaine, la FIA F2 connaîtra un chamboulement, cherchant à ressembler à son aînée. Ainsi, la nouvelle voiture pour les saisons 2018 à 2020 a été présentée avec un moteur turbocompressé et le Halo. Ce dernier sera également présent en F1 la saison prochaine.

Si on en croit Charlie Whiting, Liberty Media cherche à s'inspirer de la MotoGP. En effet, lors d'un week-end de Grand Prix en deux roues, les différentes séries se partagent une même piste. Ce schéma peut se voir sur certaines manches du championnat de F1, avec la FIA F2 et le GP3 en préambule. Mais un autre championnat de promotion se court loin du championnat de F1 : la FIA F3. Selon les rumeurs, le GP3 et la FIA F3 devraient fusionner prochainement.

Le retour des junior teams ?

Une des différences entre le modèle F1 et le modèle MotoGP, c'est la philosophie du junior team. En MotoGP, que ce soit Aspar, Tech 3, Gresini ou Marc VDS, ces équipes ont, pour la plupart, des équipes en MotoGP, en Moto2 et en Moto3. Cela assure un suivi des pilotes et favorise la promotion interne.

Il fut un temps où cela existait en F1. Ainsi, à l'époque de la F3000, quelques équipes avaient des junior teams, aujourd'hui remplacés par les académies. Par exemple, Arrows avait son junior team, tout comme McLaren via l'équipe West ou encore Prost via l'équipe Gauloises. De nos jours, les pilotes membres des académies courent dans des équipes en place. Les pilotes de la Ferrari Driver Academy ont occupé les baquets de Prema en FIA F2 et FIA F3, Lando Norris a piloté pour Carlin en FIA F3, Niko Kari avait le logo floqué Red Bull sur la GP3 d'Arden.

Moins de championnats annexes pour plus de choix ?

En MotoGP, il existe peu de championnats autour du mondial. En F1, si la Formula V8 n'est plus en 2018, il reste la FIA F2, le GP3 et la FIA F3. Si la fusion des deux dernières est en cours de discussion, cela apportera à la F1 une véritable hiérarchie.

Aussi, la réduction des championnats devraient ouvrir la voie à plus d'engagés sur une saison. En 2018, ce seront 22 voitures qui se battront en FIA F2 et une vingtaine en GP3 et en FIA F3. Réduire le nombre de championnats devraient permettre d'avoir plus de pilotes sur la grille et, aussi, plus d'équipes. Aller jusqu'à 26 en FIA F2 et FIA F3/GP3 seraient une idée pour offrir plus de volants.

Car, si en mondial moto, il existe des wild cards pour les jeunes pilotes, ce n'est pas toujours le cas en monoplaces. Ainsi, pour qu'un pilote puisse participer à un meeting de FIA F2, il lui faut prendre la place d'un autre. En FIA F3 ou en GP3, il faut également prendre la place d'un autre ou choisir une équipe qui n'a pas engagé le nombre maximum de voitures lors de la saison.

Un calendrier plus complet

Une des choses importantes en MotoGP est le calendrier. Ainsi, les pilotes de Moto3 courent sur les mêmes circuits que la MotoGP.

Ce n'est pas le cas dans les Formules monoplaces. La FIA F2 va courir sur 12 des 21 circuits empruntés par la F1. Pour le GP3, ce ne sont que 9 circuits qui sont empruntés par la F1. Pour être plus complète, la F1 devrait partager l'ensemble de ses épreuves avec ses antichambres. Mais cela a un coût. Rappelons que les formules de promotions souhaitent réduire les frais afin d'attirer un plus grand nombre de pilotes.

De nombreux chantiers attendent les différents championnats pour se rapprocher au plus près du mondial de MotoGP.